Deux projets de parc éolien à Bas-Caraquet

Après la construction navale, voilà que Bas-Caraquet a maintenant le développement d’un projet d’énergie éolienne dans sa mire. Énergie NB évalue deux projets soumis par l’entreprise québécoise Innergex.

Une session d’information a eu lieu mardi soir à l’école L’Escale des Jeunes de Bas-Caraquet. De nombreux citoyens en ont profité pour en apprendre davantage sur deux projets soumis à Énergie NB dans le cadre de son programme sur les énergies renouvelables.

Le premier a été développé en collaboration avec la municipalité de Bas-Caraquet. L’objectif est de construire quatre éoliennes avec une puissance maximale de 15 mégawatts.

Le deuxième, un projet de cinq éoliennes avec une puissance totale de 20 mégawatts, a été mis sur pied avec la coopération de huit communautés mi’kmaq du Nouveau-Brunswick.

«Ce sont deux projets séparés, mais sur un terrain contigu. On les présente en même temps. On attend des nouvelles d’Énergie NB dans les deux cas, mais on a fait nos devoirs, on a tout présenté nos choses. On attend qu’on nous revienne avec une réponse», dit François Morin, conseiller principal chez Innergex.

L’énergie produite par les éoliennes serait revendue à Énergie NB et les redevances seraient versées aux communautés impliquées.

«On vend l’énergie au réseau provincial. Les retombées sont nombreuses. Avec les autochtones par exemple, une fois que les coûts initiaux sont couverts et les prêts remboursés, les profits sont divisés. C’est un investissement d’affaires pour eux. Dans le cas de Bas-Caraquet, c’est la même chose, sauf que la municipalité touche à des revenus d’impôts fonciers.»

La région de Bas-Caraquet est idéale pour développer un parc éolien, affirme M.Morin.

«En terme de ressource, Bas-Caraquet est un endroit où le vent est constant et où il y a une ligne électrique avec de la capacité à proximité. L’idée est de pouvoir se brancher à moindre coût. Comme on a la ressource et la capacité de se brancher au réseau, c’est un endroit excellent pour la réalisation du projet.»

Agnès Doiron, maire de Bas-Caraquet, a bon espoir qu’Énergie NB va donner le feu vert.

«On ne perd pas espoir à Bas-Caraquet.»

Ken Barlow est le chef de la Première nation d’Indian Island, près de Richibucto. La communauté autochtone a commencé à développer un projet d’énergie renouvelable il y a environ huit ans. Éventuellement, sept autres nations Mi’kmaq de la province ont embarqué.

«Au départ, on souhaitait construire les éoliennes près de chez nous, mais les terrains sont très marécageux, alors on a entamé des pourparlers avec Innergex. L’entreprise nous a laissés savoir qu’il y avait des propriétaires de terrains à Bas-Caraquet qui seraient ouverts à participer dans un projet du genre.»

Aux yeux de Ken Barlow, cette initiative permettrait aux communautés mi’kmaq de générer des revenus et de les réinvestir dans les différentes communautés. Il a bon espoir que les démarches porteront leurs fruits.

«Ça fait longtemps qu’on travaille là-dessus. On a cogné sur toutes les bonnes portes.»

Les gens de Bas-Caraquet semblent aussi accueillir la démarche avec faveur.

«Je me posais la question à savoir ce que ça nous apporterait à Bas-Caraquet d’avoir des éoliennes. Tout à l’heure, on m’a donné des éclaircissements. C’est quand même Énergie NB qui va gérer ça, mais les propriétaires de terrains et la municipalité vont toucher à des redevances. Il faut que ce soit intéressant pour que Bas-Caraquet accepte ça, alors je pense que ça va être bénéfique pour l’endroit», commente Merelda Lanteigne, une citoyenne.