Incendie d’Inkerman: la communauté s’organise

Il y a moins d’un mois, un incendie a complètement détruit l’ancien pont ferroviaire d’Inkerman. Depuis, la communauté n’est pas restée les bras croisés. Les membres d’un comité formé une semaine après le brasier se sont rencontrés pour la première fois cette semaine et ils sont prêts à passer l’action.

Depuis quelques semaines, les associations représentant les groupes de cyclistes, de motoneigistes et de VTT étudient différentes possibilités chacun de leur bord. Jeudi soir, les membres se sont rencontrés pour partager leurs suggestions.

«Notre tâche est d’être proactifs et de chercher d’autres alternatives. Notre objectif est de mettre de la pression sur les instances gouvernementales pour faire avancer les choses», dit Glenda Robichaud, résidante d’Inkerman et présidente du nouveau comité.

«C’était plaisant de voir les différentes personnes autour de la table. L’ambiance est bonne et les gens ont envie de collaborer. On a des idées, mais on ne peut pas trop en parler pour l’instant, parce qu’il y a encore beaucoup de choses à vérifier. On veut voir quelles alternatives on peut mettre en place, particulièrement pour cet hiver pour accommoder les VTT et les motoneiges».

Même si des options sont envisagées à court terme, la priorité demeure la construction d’un nouveau pont, un lien important du réseau de sentiers de la Péninsule acadienne qui permet de traverser la rivière Pokemouche sans devoir emprunter la route 113. Les coûts d’une nouvelle structure ne sont pas encore connus.

«Dans le fond de nos cœurs, on voudrait que le pont soit reconstruit, mais pour l’instant notre priorité est de s’assurer qu’il va avoir des alternatives pour que les gens puissent continuer de pratiquer leur loisir préféré en sécurité», dit Glenda Robichaud.

Cet avis est partagé par Roger Daigle, président de la Fédération des véhicules tout-terrain du Nouveau-Brunswick.

«Il faut s’attendre que ça va coûter cher pour le reconstruire, alors il va falloir que le gouvernement s’engage avec nous. En ce moment, on cherche des alternatives pour contourner. Les motoneiges auront le plus de difficulté parce que passer sur les routes, c’est dur sur les machines», soutient Roger Daigle.

La situation est moins dramatique pour la Véloroute de la Péninsule acadienne. Les cyclistes peuvent toujours emprunter la route 113 temporairement pour faire le lien entre deux sentiers, reconnaît Serge Dugas, directeur général de l’organisme. La vraie solution reste un nouveau pont, lance-t-il.

«C’est sûr qu’à long terme, on voudrait avoir un pont parce que c’est beaucoup plus sécuritaire de passer sur les sentiers que sur la route. Là, on est obligé de passer sur la route pendant une certaine distance, mais avec la coopération des voitures sur la route et du ministère des Transports, il est possible de la rendre suffisamment sécuritaire.»

Collecte de fonds

Le nouveau comité va bientôt lancer une campagne de financement. L’objectif est de récolter des fonds qui vont lui permettre de poursuivre ses activités. Un rallye aura notamment lieu le 4 novembre au Camp à Réjean.

«On a d’autres idées pour des collectes de fonds pour nous aider à améliorer nos sentiers et ensuite, si le gouvernement donne le feu vert à un nouveau pont, l’argent pourrait servir à financer ce projet. Il y a beaucoup de travail à faire, beaucoup de paperasse à remplir, beaucoup de rencontres et encore beaucoup de recherche à faire. Le comité sera proactif. On veut avoir un plan et on veut s’assurer qu’il soit suivi», fait savoir Glenda Robichaud.