L’automne, saison propice aux incendies de maison

Le mercure a atteint le point de congélation dans plusieurs régions du Nouveau-Brunswick au cours des derniers jours. Les maisonnées ont commencé à chauffer et, avec ça, les risques d’incendie augmentent. Les pompiers demandent à la population d’être vigilante.

Les incendies causés par des systèmes de chauffage sont chose plus régulière pour les pompiers du Grand Moncton à l’automne.

«Ce qu’on remarque souvent à l’automne, c’est qu’on aura des feux de cheminée. Ça arrive quand les gens décident d’allumer leur poêle à bois ou leur foyer pour se réchauffer lorsque la température devient un peu plus fraîche», a précisé le chef pompier du Service d’incendie de Moncton, Éric Arsenault.

Les cheminées mal entretenues et non inspectées sont souvent pointées du doigt lorsque les pompiers sont appelés durant l’arrière-saison. Ils peuvent éteindre un incendie par semaine durant l’automne et ça peut devenir encore un phénomène plus régulier l’hiver.

«Nous avons affaire à une accumulation de créosote dans la cheminée. C’est un problème d’entretien. Nous recommandons aux gens de faire inspecter la cheminée et de la faire nettoyer à la fin de la saison de chauffage. Comme ça, lorsque l’automne arrive et qu’on veut rallumer notre poêle, on sait que notre cheminée a été inspectée et nettoyée par un professionnel», a souligné M. Arsenault.

Pour ceux qui chauffent au bois, le service d’incendie recommande de faire appel à un ramoneur lorsque la saison froide est terminée afin d’inspecter et de nettoyer sa cheminée. Ainsi, lorsque les feuilles recommenceront à tomber, le tout sera prêt et sécuritaire pour garder la maison au chaud.

«On recommande que les gens ne prennent pas le risque de monter sur le toit de leur maison pour nettoyer leur cheminée eux-mêmes. Ils devraient se fier à un ramoneur, quelqu’un qui est un professionnel non seulement dans le nettoyage, mais aussi l’inspection de la cheminée».

Ce conseil vaut aussi pour les gens qui chauffent au mazout, au gaz naturel ou même au propane. Il est important de faire inspecter son équipement de chauffage et de le faire entretenir par des professionnels. Si ce n’est pas encore fait, c’est le temps de prendre rendez-vous.

Toutes ces sources de chaleur produisent aussi du monoxyde de carbone. C’est pourquoi il faut changer les piles du détecteur de monoxyde de carbone ou en installer un si ce n’est pas encore fait.

«Peu importe ce qu’on utilise. Que ce soit du bois, du gaz naturel, du propane ou du mazout, c’est très important d’avoir un détecteur de monoxyde de carbone dans la maison parce que toutes ces sources en produisent . Tout ce qui brûle en produit. Le seul système de chauffage qui est sécuritaire de ce point de vue là, c’est un système électrique».

Un système de chauffage électrique n’est pas sans risque pour autant. Des rideaux ou des meubles trop près d’un calorifère peuvent prendre en feu.

L’organisme Big Hearts Small City aide les victimes d’incendie à se trouver un nouveau logis rapidement. Au cours des années, son fondateur en a vu de toutes les couleurs, que ce soit des incendies de cuisine ou un feu causé par un chat.

«Généralement, ce qu’on voit au travers les années, c’est qu’une personne laisse quelque chose sur le poêle sans le surveiller et un feu éclate. On a aussi vu des animaux qui ont causé des incendies, comme un chat qui renverse une chandelle sur un rideau. Il y a aussi des gens qui mettent des meubles trop près des systèmes de chauffage», a confié Jason Surette.

Il faut aussi se rappeler qu’il est illégal de brûler ses déchets de jardin dans le Grand Moncton. On ne peut pas brûler ses feuilles d’automne.

«Lorsqu’on choisit de vivre dans une ville, on choisit de vivre proche de nos voisins. Alors, on ne sait jamais quand un incendie peut se propager. Ça prend juste un bon coup de vent inattendu et les étincelles volent partout mettant à risque la propriété de vos voisins», a avancé le chef pompier.

Les seuls feux extérieurs qui peuvent être allumés sont ceux qui sont conformes aux arrêtés municipaux. Certaines municipalités exigent des permis. D’autres non, mais encadrent l’activité avec des directives claires, comme seulement utiliser du bois sec.

De l’aide pour les victimes qui se retrouvent à la rue

En 2016, Big Hearts Small City a aidé 80 victimes d’incendie de Moncton, Fredericton et Miramichi à se trouver un nouveau logement. Or, l’organisme a un besoin criant de fonds.

En septembre, l’organisme n’a reçu que 200$ en dons.

«Nous n’avons pas beaucoup de fonds actuellement. Nous avons tout juste au-dessus de 400$ dans notre compte de banque pour aider des gens dans le besoin», a avoué Jason Surette, le fondateur.

Quand la maison d’une famille qui n’avait pas les moyens de s’offrir des assurances passe au feu, Big Hearts Small City aide cette famille à trouver un nouvel endroit où rester très rapidement.

«On essaie de les placer dans une meilleure situation qu’auparavant, si on le peut. On essaie de répondre à leurs besoins. S’ils ont un animal de compagnie, on trouve un appartement qui peut les accommoder», a expliqué M. Surette.

En plus, l’organisme va aussi tenter d’obtenir, entre autres, de nouveaux lits pour les familles éprouvées.

Pour faire un don, les internautes peuvent visiter le http://www.bigheartssmallcity.ca.