427 000$ pour 2350 examens d’imagerie par résonance magnétique de plus

Les hôpitaux de Moncton réaliseront jusqu’à 2350 examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) de plus chaque année grâce à un partenariat entre les deux réseaux de santé et une augmentation du budget de 427 000$ de Fredericton.

Quand un patient se voit prescrire un examen d’imagerie par résonance magnétique, la dernière chose qu’il souhaite est d’être placé sur une longue liste d’attente. Son impatience est facile à comprendre si l’on considère que l’appareil peut entre autres dévoiler si une tumeur est cancéreuse ou identifier la source d’un mal de dos chronique.

Cependant, si l’équipe médicale juge que sa condition non urgente, le patient peut être appelé à prendre son mal en patience.

Dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, 71% des patients passent leur examen d’IRM en moins d’un mois, selon les données les plus récentes du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick (2013). Dans certains cas, l’attente peut être bien plus longue.

«C’est sûr que les cas les plus urgents passent avant, mais ça peut être une question de mois. Dans le cas d’une maladie grave ou d’un cancer, on veut savoir où on en est rendu. En général, ce sont des patients qui passent un examen rapidement», explique Johanne Roy, vice-présidente aux services cliniques du Réseau de santé Vitalité.

«Il y a d’autres patients qui, par exemple, ont un mal de dos depuis des années. Passer une IRM, ça peut attendre un peu.»

Mercredi, le gouvernement provincial a annoncé 20 heures de fonctionnement additionnel d’un appareil d’IRM au Centre hospitalier universitaire Dr-George-L.-Dumont. Les examens additionnels seront distribués également entre les patients de l’hôpital francophone et de l’Hôpital de Moncton.

Les heures supplémentaires s’ajoutent aux 95 heures d’opération hebdomadaires déjà offertes dans les deux hôpitaux de Moncton.

Selon le premier ministre Brian Gallant, l’ajout permettra non seulement d’alléger le poids sur les épaules des patients sur la liste d’attente, mais aussi de réduire les dépenses à long terme sur le système de santé.

«Lorsque quelqu’un ne peut pas accéder au système de soins de santé dans un délai raisonnable, non seulement que ça peut avoir un impact énorme sur eux et sur leur famille, mais ça a un impact sur le système. Ça va coûter plus cher à long terme aussi.»

Le communiqué de presse du gouvernement provincial annonçant les 20 heures additionnel affirme – dans son titre – que l’entente entre les deux réseaux de santé doit «réduire les temps d’attente liés aux services d’IRM à Moncton». Il est toutefois difficile de savoir quel est le temps d’attente actuel dans les hôpitaux du Sud-Est.

Une porte-parole du ministère de la Santé, Sarah Williams, a fait savoir dans un courriel que le ministère «ne saisit pas les temps d’attente pour l’imagerie médicale».

Il y a quelques années, lors de la création de la clinique privée IRM Moncton MRI, le PDG avait affirmé que le temps d’attente peut atteindre 50 semaines ou plus.

Selon les données du Conseil de la santé du NB, 51% des patients du Nouveau-Brunswick ont leur examen d’IRM en un mois ou moins. La zone 6, qui comprend Chaleur et la Péninsule acadienne, a le taux le plus bas, soit de 32%. La moyenne nationale est de 56,7%.

M. Gallant a souligné l’effort de collaboration entre les deux réseaux de santé, Vitalité et Horizon, qui ont rendu l’annonce de mercredi possible. Il espère qu’elle ouvrira la voie à d’autres projets collaboratifs.

L’augmentation de 427 000$ du budget comprend les coûts opérationnels et les coûts de l’assurance maladie.