Taux de réussite à la hausse dans les écoles du Nord-Est

Les élèves du District scolaire francophone Nord-Est performent généralement bien en salle de classe et ce travail se reflète sur les taux de réussite scolaire.

Le DSF-NE vient de dévoiler le profil de réussite de ses élèves pour l’année 2015-2016. Et le tableau est encourageant. Huit des dix programmes d’études évalués ont vu leur taux de réussite progresser constamment depuis 2013-2014.

«Nous venons de connaître nos meilleurs résultats en quatre ans», exprime le directeur général du DSF-NE, Pierre Lavoie.

«On ne veut pas trop se péter les bretelles, car ce n’est qu’une année sur plusieurs autres à l’étude, mais en même temps c’est un indicateur que les stratégies mises en place dans les écoles – les projets porteurs – fonctionnent bien. C’est une bonne nouvelle et ça nous indique très certainement que nous sommes sur la bonne voie, qu’il y a une mouvance positive qui semble vouloir s’installer», ajoute-t-il.

Pour en arriver à ce constat, le district s’est basé sur une série d’indicateurs, soit les résultats globaux de certaines matières scolaires précises pigés à l’intérieur de chacun des établissements du district, de la maternelle à la 11e année. Les matières évaluées – la littératie (français), la numératie (mathématiques) et les sciences – varient d’un niveau à l’autre et sont ensuite comparées jusqu’à l’année scolaire 2013-2014.

Si pour plusieurs matières, la hausse du taux de réussite demeure relativement mineure, la constance est toutefois au maintien et à l’amélioration constante.
Des progrès considérables ont par exemple été observés en quatre ans pour les trois matières évaluées en 8e année. Le taux de réussite en sciences a grimpé de 13%, et d’un impressionnant 18% pour les mathématiques. Le taux en français, établi à 72%, a aussi augmenté (+7%), mais non sans avoir reculé face au score de 2014-2015 où il avait atteint 74%.

Mis à part cette matière et le français 11e année – dont le taux de réussite a chuté d’un maigre 1% par rapport à l’an dernier (revenant à 59%, le même score qu’en 2013-2014) – toutes les autres matières évaluées ont connu une progression. Le district a d’ailleurs établi ses propres normes de rendement pour la prochaine année. On vise d’augmenter tous les taux de 3%.
«Est-ce qu’on atteint toutes nos cibles jusqu’ici? Dans bien des cas non. Par contre, on met une pression sur les écoles afin qu’elles s’améliorent et on voit, à long terme – car c’est un processus d’évaluation à long terme – que les résultats sont là. Ces chiffres sont une preuve tangible que notre système d’éducation progresse», indique M. Lavoie.

Au sein du Conseil d’éducation du DSF-NE, on partage l’enthousiasme de la direction générale.

«On est satisfait de cette tangente à la hausse qui se maintient et on vise à continuer de nous améliorer. L’ultime objectif serait un taux de réussite de 100%, mais on est réaliste, c’est pratiquement impossible. Qu’à cela ne tienne, lorsqu’il y a une évolution constante, ça demeure motivant», indique la présidente du conseil, Ghislaine Foulem.

Habitudes de vies et satisfaction

Dans son document, la direction générale a également publié une série de statistiques diverses touchant les habitudes de vies des élèves de la 6e à la 12e année. On apprend ainsi que 47% des répondants ont affirmé manger cinq portions ou plus de fruits et de légumes par jour, 50% ont bu au moins deux portions de lait, 16% n’ont pas consommé de croustilles, de frites ou de friandises la veille du sondage et que 52% déjeunent chaque jour. On y apprend également que 22% effectuent en moyenne au moins 60 minutes d’activité physique par jour, 34% passent moins de deux heures par jour devant un écran, 11% fument tous les jours ou à l’occasion et 21% ont déjà essayé du cannabis.

Autres données intéressantes, le taux de satisfaction face à l’expérience de la vie scolaire. Dans le groupe de la 4e à la 8e année, il se situe à 85%. Il descend par contre à 76% chez les adolescents (9e à 12e année). Le taux de satisfaction global du personnel enseignant – qui touche l’environnement de travail, les ressources disponibles, etc. – se situe pour sa part à 83% (en baisse de deux points) alors que celui des parents envers l’école a grimpé d’un point pour s’établir à 84%.