Libération d’un otage: la mairesse de Perth-Andover soulagée

La mairesse de Perth-Andover s’est dite soulagée d’apprendre la libération de Joshua Boyle et des membres de sa famille.

«C’est une nouvelle merveilleuse, une bien belle journée», a affirmé Marianne Bell à l’Acadie Nouvelle.

Des responsables américains ont annoncé jeudi que Joshua Boyle et sa femme Caitlan Coleman avaient été libérés au Pakistan. Le couple avait été kidnappé il y a cinq ans, lors d’un voyage en Afghanistan, et a eu trois enfants pendant sa captivité.

Le couple et leurs enfants étaient détenus par le réseau Haqqani.

Joshua Doyle est originaire de l’Ontario, mais il avait déménagé à Perth-Andover, au Nouveau-Brunswick en 2010. Ses parents sont très heureux de savoir que leur famille est maintenant en sécurité.

La mairesse Bell s’est également dite surprise de voir le nom du paisible village du comté de Victoria circuler à travers le monde depuis jeudi matin.

«Je ne connaissais pas personnellement M. Boyle, mais beaucoup de gens de ma communauté l’ont côtoyé où ont travaillé avec lui au centre d’appels Thing5», a raconté Marianne Bell.

La mairesse de Perth-Andover dit ignorer la raison pour laquelle la famille Boyle s’est retrouvée en Afghanistan, un pays jugé dangereux par Affaires mondiales Canada qui recommande d’éviter tout voyage à cet endroit en raison de l’instabilité des conditions de sécurité, de l’état d’insurrection, des attaques terroristes, du risque d’enlèvement et du taux de criminalité élevé.

«C’est vraiment une bonne chose qu’ils soient enfin libres! C’est actuellement le gros sujet de conversation chez mes concitoyens», a ajouté Marianne Bell.

Terry Ritchie, l’ancien maire de Perth-Andover et collègue de travail de Joshua Boyle, a indiqué que ce dernier aurait été blessé par des éclats d’obus lors de sa libération.

«Je suis content que Josh et Caitlan et surtout leurs enfants aient été libérés et qu’ils soient rentrés au Canada relativement sain et sauf», a ajouté Terry Ritchie.

Revirement de dernière minute

Les États-Unis avaient prévu rapatrier la famille depuis le Pakistan dans un avion américain, mais à la dernière minute, Joshua Boyle a refusé de monter à bord, a indiqué à l’Associated Press un responsable de la sécurité nationale américaine sous le couvert de l’anonymat.

Un autre responsable américain a déclaré que M. Boyle était nerveux à l’idée d’être mis en «détention» compte tenu de ses antécédents.

L’homme était auparavant marié à la soeur d’Omar Khadr, ce citoyen canadien qui a été emprisonné pendant 10 ans au camp militaire américain de Guantanamo après avoir été capturé en 2002 lors d’un échange de tirs à proximité d’un camp d’Al-Qaïda en Afghanistan.

Tout lien a été écarté entre ce passé et la capture de M. Boyle. Un responsable américain a décrit cela comme une «horrible coïncidence».

Joshua Boyle et Caitlan Coleman ont déclaré aux autorités américaines qu’ils voulaient prendre un vol commercial à destination du Canada, selon le responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à discuter publiquement de la situation.

L’armée pakistanaise a expliqué dans un communiqué que les services de renseignement américains suivaient la trace des otages, ce qui leur a permis de savoir que la famille était entrée sur le territoire pakistanais le 11 octobre par le biais des régions tribales le long de la frontière avec l’Afghanistan.

Les États-Unis considèrent le réseau Haqqani comme une organisation terroriste, mais le groupe trempe aussi dans plusieurs activités criminelles. Contrairement à Daech, il n’exécute que très rarement ses otages occidentaux, préférant plutôt obtenir une rançon.

Avec des extraits d’Associated Press.