Un terrain de jeu pour TOUS à l’École communautaire Le Tremplin

«TOUS» les élèves de l’École communautaire Le Tremplin, à Tracadie, peuvent maintenant profiter d’un terrain de jeu plutôt unique dans la région.

Le Parc éco-éducatif de l’école Le Tremplin a été inauguré officiellement jeudi matin. L’endroit a été conçu comme étant un endroit où il est possible de s’amuser pendant la récréation tout en étant accessible aux personnes vivant avec un handicap. La communauté dans son ensemble est encouragée à venir en profiter aussi.

Il comprend de nombreux éléments d’une cour d’école typique, comme un terrain de basketball, des balançoires et un mini mur d’escalade.

En jetant un coup d’oeil plus attentif, on remarque une balançoire adaptée, une serre, des bacs de jardinage, un sentier pédestre d’un kilomètre pour ne nommer que quelques-unes des caractéristiques du parc.

Le projet, lancé en 2014 par des jeunes de l’école, a profité d’une subvention de 80 200$ du gouvernement fédéral et de 85 000$ du gouvernement provincial. Un don de 23 800$ a été offert par la Fondation Rick Hansen, un organisme qui a pour but de permettre aux personnes ayant un handicap de vivre à leur plein potentiel.

«En 2014, la cour d’école était plus ou moins un terrain vague. Des jeunes ont décidé de proposer une nouvelle cour d’école. Avec le temps, ça s’est transformé avec l’aide d’architectes en un parc éco-éducatif», explique Julie Basque, agente de développement communautaire à l’école Le Tremplin.

Les jeunes impliqués dans le projet initialement sont aujourd’hui à la Polyvalente W.-A. Losier, mais de nouveaux groupes d’élèves ont pris la relève.

«C’est ça qui est beau je trouve. Les jeunes impliqués à la base savaient qu’ils n’en bénéficieraient pas vraiment, alors je trouve que c’est beau comme geste.»

Molly Rioux et Charlie Basque-Gravel, élèves de la 7e année, font partie avec quatre autres élèves du comité du Parc éco-éducatif.

«C’est un parc où tout le monde peut venir», explique fièrement Molly Rioux.

«Il y a des rampes pour les fauteuils roulants et les mamans qui viennent avec des poussettes. Il y a des coins de repos pour les gens», donne-t-elle en exemple.

Au cours des derniers mois, le comité avait pour tâche de participer à différentes réunions et de partager des idées avec les architectes Marika Drolet-Ferguson et Mathieu Boucher-Côté.

«Il fallait leur donner des idées. Par exemple, au début, ils avaient prévu de mettre la balançoire accessible près du sentier, mais les autres balançoires étaient plus loin. Si une personne est dans la balançoire accessible et les autres sont plus loin, la personne va se sentir exclue des autres.»