Université de Moncton: collision à 100 km/h sur le campus

Une conductrice en délit de fuite a embouti une voiture stationnée en roulant à une vitesse avoisinant les 100km/h sur le terrain de l’Université de Moncton. La suspecte aurait ensuite pris la fuite des forces de l’ordre, laissant son véhicule sur les lieux.

Joanie Vienneau a eu toute une frousse. C’est un miracle, selon elle, que personne n’ait été tué par les gestes dangereux de la suspecte.

Les faits remontent au 6 octobre, aux environs de 16h30.

Un agent du service de sécurité du campus a aperçu une conductrice d’un véhicule utilitaire sport Dodge Journey gris percuter un lampadaire, au coin de l’avenue Antonine Maillet et rue des Arts. Le fin limier a activé les gyrophares de son véhicule pour intercepter la conductrice, mais celle-ci a plutôt choisi de prendre la poudre d’escampette.

La fuyarde, visiblement étrangère au réseau routier du campus, s’est dirigée tout droit vers un cul-de-sac. Elle a effectué une manœuvre de revirement en enfonçant l’accélérateur, rebroussant chemin à toute vitesse.

La conductrice aurait ensuite omis de s’arrêter à une intersection à quatre voies, puis heurté une bande de trottoirs, lui faisant perdre le contrôle de son véhicule. Elle a terminé sa course dans le coffre arrière de la Volkswagen Jetta 2017 de Joanie Vienneau. Le véhicule a été traîné sur une vingtaine de mètres dans le stationnement, selon les traces de pneus laissées sur la chaussée.

La conductrice, tentant toujours de s’enfuir, aurait alors tenté de faire marche arrière, mais son véhicule ne répondait plus. Elle a enfoncé la porte du côté conducteur du véhicule de Joanie Vienneau pour tenter de se déprendre, mais en vain.

La dame a finalement quitté son véhicule pour prendre la direction de l’avenue Morton où elle s’est mise à crier aux automobilistes de s’arrêter pour la faire monter. C’est à ce moment qu’elle a disparu du radar de l’agent de sécurité, qui n’avait pas le pouvoir légal de la retenir de force.

Joanie Vienneau n’en revient toujours pas. Selon les informations qu’elle a obtenues d’une employée du détachement Codiac de la GRC, la conductrice serait d’âge mineur et le véhicule appartiendrait à un homme qui lui aurait prêté, possiblement son père.

Joanie Vienneau s’estime chanceuse qu’elle ou son enfant n’étaient pas dans le véhicule au moment de l’impact. Le siège d’automobile pour bébé à l’arrière du véhicule a été complètement écrasé sous la violence de l’impact.

L’assureur refuse de payer

Cette affaire laisse l’étudiante en éducation dans une situation précaire. Elle doit tout de même rembourser le prêt de son automobile, même si elle n’est pas responsable de l’accident. Son assureur refuse de la dédommager, dit-elle.

Elle considère poursuivre en justice la personne responsable de l’acte et recherche présentement un avocat pour obtenir un avis légal.

«Cette fille-là aurait pu tuer beaucoup de gens. C’était en pleine heure de pointe, avec beaucoup d’étudiants sur le campus qui traversent cette intersection-là habituellement. Heureusement qu’on était vendredi, c’est moins occupé sur le campus. De mon côté, j’ai un véhicule temporaire de mon assureur, mais après je suis à pieds. J’aurais pu me passer de tout ça.»