Alcool au volant: des lois plus sévères à partir du 1er novembre

Les conséquences pour ceux qui mélangent l’alcool et la conduite sont sur le point de devenir plus sévères au Nouveau-Brunswick.

Les changements annoncés à plusieurs reprises par Fredericton au cours des deux dernières années entreront finalement en vigueur le 1er novembre.

À compter du mois prochain, tous les automobilistes qui sont trouvés coupables de conduite sous l’influence de l’alcool en vertu du Code criminel (taux d’alcoolémie de 0,08% et plus) devront faire installer un antidémarreur avec éthylomètre dans leur véhicule avant de pouvoir retrouver leur permis après la période de suspension.

L’antidémarreur avec éthylomètre force le conducteur à souffler dans un dispositif pour démarrer sa voiture. Si l’antidémarreur détecte la présence d’alcool, l’automobile reste immobile. Lorsque le véhicule est en marche, le conducteur doit s’arrêter à différents intervalles pour souffler à nouveau dans le dispositif.
L’antidémarreur sera installé par un fournisseur privé choisi par la province aux frais du conducteur. La facture s’élève à 95$ par mois.

Jusqu’ici, les antidémarreurs n’étaient pas obligatoires au Nouveau-Brunswick et étaient seulement utilisés si un automobiliste souhaite récupérer son permis de conduire plus tôt.

«Nous avons écouté les gens du Nouveau-Brunswick et le message est clair: la conduite avec facultés affaiblies entraîne des pertes de vie et brise des familles», a rappelé le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, jeudi, lors d’une conférence de presse.

«Je suis heureux que notre province soit l’une des administrations ayant les mesures les plus rigoureuses au Canada en matière d’alcool au volant.»

Parmi les autres mesures, les suspensions à court terme du permis de conduire des automobilistes dont le taux d’alcoolémie se situe au stade d’avertissement, de 0,05% à 0,08%, seront dorénavant inscrites à leur dossier.

La suspension de sept jours pour une première infraction sera suivie de peine plus sévère pour les récidivistes.

Le véhicule de ces conducteurs pourrait aussi être mis à la fourrière dès la première infraction de 0,05% à 0,08%.

Le véhicule d’un automobiliste dont le taux d’alcoolémie dépasse 0,08% pour la première fois sera saisi pour 30 jours.

Les infractions demeureront au dossier des conducteurs pour dix ans plutôt que sept.

Les policiers pourront également suspendre le permis de conduire d’un automobiliste pour 24 heures s’ils ont des motifs raisonnables de croire que le conducteur est inapte à conduire pour des raisons médicales ou autres.