Les patients des régions de Grand-Sault et de Saint-Quentin qui seront soumis à des traitements de chimiothérapie devront se résoudre à parcourir plusieurs kilomètres afin de recevoir des soins de santé.

Le Réseau de santé Vitalité a décidé de cesser ses services de chimiothérapie aux deux endroits et de concentrer ses efforts dans le Nord-Ouest dans les hôpitaux d’Edmundston et de Campbellton.

Johanne Roy, la vice-présidente des services cliniques du réseau de santé, a indiqué à l’Acadie Nouvelle que le faible nombre de patients en oncologie et la formation spécialisée qui est nécessaire pour les infirmières justifient cette décision.

«On a constaté à Grand-Sault et à Saint-Quentin un nombre assez petit de traitements administrés. Ce n’était pas possible de continuer à les offrir. Pour rencontrer les standards d’aujourd’hui, il faut un minimum d’exposition», explique-t-elle.

Selon le Réseau de santé Vitalité, il y aurait eu au cours d’une période d’un an à peine 43 traitements administrés à l’Hôpital Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin et 163 à l’Hôpital général de Grand-Sault.

«À titre de comparaison, il y a eu 1143 traitements à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Caraquet. Ça justifie le maintien des services à cet endroit et la certification des infirmières», illustre Johanne Roy.

Toujours selon le Réseau de santé Vitalité, le transport des médicaments représentait également  une certaine problématique.

«La médication nécessite jusqu’à 60 minutes de transport. Il est arrivé que le produit n’était pas optimal une fois rendu à destination et qu’il a fallu reprendre le médicament parce qu’il avait gelé durant le transport», la représentante du réseau de santé.

Cette annonce pourrait fort bien susciter quelques inquiétudes chez les personnes qui subissent actuellement des traitements de chimiothérapie dans les deux hôpitaux visés.

Le Réseau de santé Vitalité a tenu à se faire rassurant en indiquant que les patients qui le désirent pourront terminer ces traitements aux mêmes endroits.

«On ne veut pas briser la relation thérapeutique et le lien de confiance qui a été établi. Ce sont les prochains patients diagnostiqués qui n’auront plus le privilège de se faire soigner à Grand-Sault et à Saint-Quentin», a expliqué Johanne Roy.

Le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes, qualifie la décision prise par le réseau de santé d’inacceptable.

«Personne n’a été mis au courant et ne peut accepter cette décision! C’est un peu fâchant et ce n’est pas la première fois que notre région perd des services. C’est le temps que tout ça arrête…», a martelé le maire Deschênes.

Selon lui, la décision a été prise sans planification et sans consultation auprès de la population.

Malgré les protestations chez certains élus municipaux concernés, il semble peu probable que la décision du réseau de santé fera renaître le Comité SÉS (Santé-Éducation-Services), qui s’était farouchement opposé dans le passé à la fermeture de la Cour provinciale de Grand-Sault et aux possibles coupures de services à l’Hôpital général de Grand-Sault.

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