Égalité Santé en Français ne lâche pas le morceau et est sur le point de contester la privatisation de la gestion du Programme extra-mural devant les tribunaux.

Le gouvernement libéral de Brian Gallant a annoncé le mois dernier qu’il confiera ce pan du système public de soins de santé au secteur privé. L’extra-mural passera bientôt des mains du Réseau de santé Vitalité au groupe sans but lucratif Medavie, basé à Moncton.

Comme bon nombre d’autres groupes et associations de la société civile acadienne, le regroupement Égalité Santé en Français (ÉSF) s’y oppose. Il s’apprête d’ailleurs à passer de la parole aux actes.

Son président, le Dr Hubert Dupuis, affirme qu’ÉSF et ses avocats – les Ontariens Ronald Caza et Gabriel Poliquin – mettent présentement les touches finales à une requête en révision judiciaire pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement provincial.

«Il y a des gens qui font des injonctions. Nous, on ne va pas aller dans la direction de l’injonction, on va aller dans la direction de la révision judiciaire. Ça, c’est un juge qui décide, en regardant la loi, si le ministre a le droit de prendre cette décision-là», dit-il en entrevue avec l’Acadie Nouvelle.

Il affirme avoir lancé un avertissement au gouvernement provincial il y a quelques mois, en février. Il l’a fait à nouveau peu avant qu’il l’annonce du transfert de la gestion du Programme extra-mural, dit-il.

«Quand on a su que l’annonce de la privatisation du programme extra-mural allait arriver, on les a ravisés à la fin août pour leur dire que “si vous faîtes ça, on va contester cette décision spécifiquement.”»

Comme on le sait maintenant, ces coups de semonce n’ont pas eu l’effet escompté.

Me Gabriel Poliquin affirme par courriel que la requête va être déposée à Moncton en Cour du Banc de la Reine. Il ajoute qu’il ne compte pas emprunter la voie constitutionnelle. Il évoquera plutôt des lois provinciales.

«Nous ne demandons pas à la cour de se prononcer sur la constitutionnalité de cette décision. M. Verge (Jacques Verge, le secrétaire d’ÉSF: NDLR) et Égalité Santé prennent la position que la loi du Nouveau-Brunswick n’habilite pas le ministre à prendre une telle décision.»

En plus de préparer cette action, Égalité Santé en Français continue de mener sa lutte sur un autre front. Le regroupement a intenté plus tôt cette année une action judiciaire contre le gouvernement provincial pour contrecarrer la privatisation de nombreux services et pour assurer que les francophones aient la pleine gestion de leur régie de santé.

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