Les Gaspésiens invités à prendre le train à Campbellton

Un service de navette Gaspé-Campbellton verra le jour en décembre prochain afin de faciliter l’accès des résidents québécois au service ferroviaire de la ligne Océan.

Les trains de Via Rail ne se rendent plus à Gaspé depuis un bon moment, ce qui ne signifie pas pour autant que les Gaspésiens ne désirent pas utiliser ce mode de transport.

Il existe en Gaspésie un service de transport collectif, la RÉGÎM (Régie intermunicipale de transport Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine), organisme destiné à faciliter les déplacements de cette population et desservir les zones délaissées par le transport interurbain par autocar. Parmi les besoins exprimés par ses usagers au cours des dernières années, l’idée d’une navette reliant le sud de la péninsule à la gare la plus près du transporteur ferroviaire, celle de Campbellton.

Le RÉGÎM vient de décider de tenter l’expérience durant la période des Fêtes en mettant sur pied un service de navettes synchronisées avec le service de VIA Rail.

«Il s’agit d’un projet-pilote d’une durée de deux semaines qui sera implanté du 20 décembre au 4 janvier, soit l’équivalent de vingt trajets, précisément dix aller-retour», explique Antoine Audet, directeur général du RÉGÎM.

Les passagers seront ainsi ramassés en autobus tout le long du trajet Gaspé-Campbellton aux anciens points de services du transporteur ferroviaire. Une fois à Campbellton, ils monteront à bord du train de la ligne Océan en direction de Québec et Montréal. Puisque conçu en partenariat avec VIA Rail, le projet permettra aux personnes intéressées de réserver les trajets directement à partir des plateformes de ventes de l’entreprise.

«Beaucoup de gens préfèrent le train à l’autobus, pour diverses raisons. Ce qu’ils font en ce moment, c’est de se rendre par leur propre moyen à Campbellton. On croit donc qu’en redonnant l’accès au train aux citoyens de notre secteur, on améliore les options de mobilités pour la région. Et du côté de VIA Rail, c’est un projet intéressant également parce qu’on parle voyageurs supplémentaires qui utilisent son service», ajoute M. Audet.

Selon lui, ce service pourrait éventuellement être remis sur pied lors de certaines périodes achalandées, comme la saison touristique estivale. «On veut d’abord voir la réponse des usagers, évaluer si c’est quelque chose qui serait viable sur le territoire», exprime-t-il.