Menace de fusillade dans deux écoles de Moncton

Plus de peur que de mal ce matin dans les écoles de l’Anglophone East School District (District scolaire anglophone est). Des menaces de fusillade ont été faites aux écoles Sunny Brae Middle School et Queen Elizabeth, de Moncton.

Les appels anonymes ont été effectués samedi et découverts par les employés, mardi, peu après 8h.

La GRC a été saisie du dossier. Les élèves des deux écoles visées sont rentrés plus tôt de la cour de récréation, par mesure de précaution.

Il s’agirait d’une mauvaise plaisanterie, selon le sergent André Pepin, du détachement Codiac de la GRC.

«On peut entendre des enfants rire en arrière-plan sur les messages laissés dans les boîtes vocales. Ils disent qu’ils vont tirer les gens de l’école, tirer sur les policiers… Ce sont des propos sérieux, mais ce sont des enfants. Nous croyons que c’est simplement une bien mauvaise blague.»

Par un pur hasard, une pratique de confinement planifiée avait lieu le matin même dans toutes les écoles du District scolaire anglophone Est, ce qui a causé un vent de panique et de confusion au sein de la population. Un courriel aurait été envoyé aux parents pour les rassurer.

Il s’agit simplement d’une coïncidence, confirme le policier.

«Nous n’avons jamais décrété un confinement. L’exercice de confinement était planifié depuis des mois maintenant, ce n’est qu’un hasard. Les parents n’ont pas à s’inquiéter pour la sécurité de leurs enfants.»

Nous avons tenté d’en savoir plus sur l’application du protocole d’urgence dans les écoles de la province.

Celui-ci a été élaboré par le Centre canadien de l’évaluation des menaces et de la réponse au trauma et adopté par tous les districts scolaires du Nouveau-Brunswick, indique une porte-parole du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

Pour ce qui est du contenu, Danielle Elliott a lancé la balle aux districts. Leurs bureaux venaient de fermer quand nous avons reçu le courriel du gouvernement.

«[Toute autre] question sur le protocole et sur la façon dont il est suivi, y compris le confinement de sécurité d’aujourd’hui aux écoles Sunny Brae et Queen Elizabeth, doivent être posées aux districts», a-t-elle écrit.

Malgré la fausse alerte, la GRC prend cette affaire au sérieux. Les enquêteurs tentent présentement de retrouver l’auteur des appels. Les contrevenants pourraient faire face à des accusations au criminel pour méfait public.

«Tout va dépendre de l’âge. S’ils sont âgés de 12 ans et plus, nous pouvons déposer des accusations criminelles. Ce qu’ils ont fait là, c’est comme faire une fausse alerte à la bombe. C’est grave et ça ne se fait pas.»

Toute personne possédant des informations pouvant mener à l’identification du ou des auteurs de ces appels peut contacter le détachement Codiac de la GRC au 857-2400, ou anonymement avec Échec au crime, au 1-800-222-8477.