Bas-Caraquet s’interroge sur son avenir

Comme partout ailleurs dans les communautés rurales du Nouveau-Brunswick, la population de Bas-Caraquet est vieillissante. Le rajeunissement de la population passe par la mise en place d’une stratégie pour attirer de nouvelles familles, estiment des citoyens.

Près de 30 citoyens de Bas-Caraquet ont récemment pris part à une rencontre publique dont l’objectif est de guider le conseil municipal dans la préparation d’un plan stratégique. Plusieurs des participants ont souligné l’importance d’attirer des familles dans la municipalité.

Selon le recensement de 2016, l’âge moyen de la population à Bas-Caraquet est de 49,6 ans. Parmi les 1305 résidents de la municipalité, près de 26% d’entre eux sont âgés de 65 ans et plus.

«Notre population est vieillissante. Je le sais parce que je fais beaucoup de bénévolat et je suis moi-même à la retraite. J’étais enseignante. Je trouve qu’il manque de jeunes dans le village. On n’en voit plus comme auparavant. Il faudrait un plan stratégique pour attirer des familles.»

Mirila Boucher croit que la mise sur pied d’une stratégie d’accueil fait partie de la solution.

«Il y a longtemps, j’ai fait partie d’un comité. On était là pour accueillir les nouvelles familles. Par exemple, on apportait des paniers de fruits chez les gens, mais ç’a tombé à l’eau. Ça n’existe plus.»

Cindy Morais Harvey est résidente de Bas-Caraquet et mère d’un fils âgé de 13 ans.

«Je trouve ça important de m’impliquer et de donner des idées. Je veux avoir un village dynamique où il n’y a pas de limites. Un endroit où on fonce dans le tas et où il y a un paquet d’affaires. Je veux un endroit où on se sent bien chez nous.»

Peu après, Mme Morais Harvey a publié une vidéo sur Facebook pour encourager ses concitoyens à s’investir davantage dans la communauté et de participer à prochaine réunion publique, prévue à la fin novembre. La vidéo a été vue plus de 8000 fois. Elle aurait aimé que plus de gens profitent de cette tribune pour se faire entendre.

«On avait l’opportunité de donner notre vision sur ce que Bas-Caraquet peut devenir, puis malheureusement, on était environ 25 personnes et il y avait trois jeunes. Il n’y a pas seulement 25 personnes à Bas-Caraquet. Des familles avec des enfants, il y en a.»

Le déroulement de la soirée a aussi suscité de la déception. Claudine Chouinard est déçue de la méthode utilisée lors de la consultation publique. Selon elle, la formule préconisée n’avait rien pour favoriser les échanges et le débat entre les personnes présentes à la rencontre.

«La méthode utilisée mardi soir dernier aurait très bien pu être proposée directement à tous les foyers de Bas-Caraquet sans que personne ne soit obligé de sortir de la maison. Aucun échange verbal n’a été possible entre les 28 participantes et participants  présents. La formule préconisée nous a permis d’échanger uniquement avec les 6 participants autour de notre table.»

Elle invite la firme retenue par la municipalité de Bas-Caraquet, VH Consultants, à adapter sa méthode pour la prochaine consultation du 27 novembre, qui se tiendra au Club 50+ à 19h. Elle espère aussi que les gens y participeront en grand nombre.