Des idées pour les écoles vacantes d’Atholville

Selon vous, quelles sont les solutions de rechange et les possibilités qui s’offrent aux écoles d’Atholville une fois celles-ci fermées?

Voilà la question posée dimanche dernier à la population de l’endroit dans le cadre d’une consultation publique. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel de la municipalité d’Atholville qui désirait obtenir le pouls de sa communauté face à l’avenir de ses deux établissements scolaires, soit les écoles Versant-Nord et Mgr Melanson.

Autour de la table, des citoyens, mais aucun promoteur ou homme d’affaires. Le maire de l’endroit, Michel Soucy, ne semblait pas trop s’en formaliser.

«En réalité, je ne m’attendais pas vraiment voir un homme d’affaires arriver ici et exposer publiquement un projet. Si quelqu’un est intéressé par les écoles pour développer quelque chose, il va venir nous en parler plus en privé», indique-t-il. Le maire admet néanmoins qu’aucun promoteur ne s’est encore manifesté de cette façon non plus.

«Mais s’il y en a avec des idées maintenant, c’est le temps de nous en parler», ajoute-t-il.

Ce que la rencontre a permis d’apprendre, c’est que l’école Mgr Melanson – qui date de 1948 – est actuellement évaluée à 1,4 million $ et celle de Versant-Nord à 3,1 millions $. À leur deux, elles rapportent annuellement environ 60 000$ uniquement en impôt foncier à la municipalité, un manque à gagner à venir important pour la municipalité. Autres données: les deux écoles coûtent cher – très cher – à entretenir et à chauffer annuellement.

La soirée a-t-elle apporté quelques lumières à la municipalité ?

«Le but c’était de permettre aux gens de s’exprimer, d’exposer leurs idées et leurs visions. On voulait un dialogue et on l’a eu et on est très content», note le maire.

Qu’à cela ne tienne, quelques idées ont émergé. Pour l’école Mgr Melanson, il a surtout été question d’une extension pour le foyer de soins voisin, ou encore même d’une garderie intergénérationnelle.

Pour l’école Versant-Nord, on parle de la conversion en appartements, une extension au collège communautaire ou encore de la création d’une coopérative louant les locaux à la pièce aux entreprises ou aux organismes locaux. L’option de la démolition a été abordée dans les deux cas.

«Le problème souvent, avec ces vieilles bâtisses, c’est qu’elles ne sont plus aux normes d’aujourd’hui. Ça coûterait peut-être moins cher de les démolir et de reconstruire quelque chose d’autre que de rénover», a indiqué un participant, faisant savoir que le terrain de l’école Versant-Nord – au beau milieu de la municipalité – possède certainement un grand intérêt. «Ce pourrait être intéressant pour du développement résidentiel», a indiqué un autre participant.

Ce qu’Atholville veut surtout, c’est éviter que se répète le scénario des écoles Domaine des copains de Balmoral et Arthur-Pinet d’Eel River Crossing, deux établissements qui ont une fois vides, n’ont pas trouvé preneurs et ont été laissé à l’abandon avant d’être démolie.

On veut aussi éviter de revivre l’échec de la relance de l’école Rendez-vous des jeunes de Saint-Arthur. Vendu à des investisseurs de l’Ouest canadien pour quelque 60 000$, cet établissement a finalement été remis sur le marché pour 10 fois cette somme. Faute de preneurs aujourd’hui, il demeure inutilisé.

«On ne veut surtout pas que ça arrive en plein coeur de notre municipalité, d’avoir l’école Versant Nord là, pendant cinq ou dix ans. C’est pourquoi on est proactif. On cherche les solutions maintenant. Il y a des idées qui coûtent cher, d’autres qui sont abordables. Certaines sont réalistes alors que d’autres semblent peu probables. Mais chose certaine, si on vient qu’à s’impliquer comme municipalité, qu’à reprendre la bâtisse ou le terrain, ce sera parce que c’est quelque chose de réaliste», souligne le maire.

L’exercice terminé, la municipalité entend étudier les différentes avenues et, surtout, évaluer les propositions de son propriétaire, le gouvernement provincial.