Tempête de neige (artificielle) à Atholville

En dépit de l’installation des canons à neige, les skieurs ne dévaleront pas les pentes du parc provincial Sugarloaf d’Atholville le 1er décembre tel qu’anticipé.

Pour la première fois mardi, les pentes de ski du centre Sugarloaf d’Atholville ont reçu une véritable petite tempête de neige…artificielle. Un premier test concluant grâce à un canon de type «ventilateur» prêté par le fournisseur des canons fixes et mobiles achetés par le parc. Mais cette première neige ne sera pas suffisante pour assurer un début précoce de la saison.

Le directeur du parc, Greg Dion, pensait pouvoir marquer un coup d’éclat et devenir – grâce à son tout nouveau système de neige artificielle – le premier centre de ski de la province à ouvrir ses portes pour la saison. Mais le destin en a voulu autrement.

Ce report est dû une fois de plus à la météo. Mais cette fois, ce n’est pas celle du Restigouche qui est en cause. «Nous avons un problème avec la livraison des pompes devant alimenter les canons à neige. Celles-ci se trouvent à Houston (Texas) région qui a été durement frappée par des inondations cet automne. Ce faisant, la compagnie accuse des retards dans ses livraisons. Les pompes auraient dû être ici en ce moment et être en cour d’installation», confirme-t-il.

Selon certaines informations, il semblerait que lesdites pompes ne prendront la route du Restigouche qu’à la fin de la semaine. Si l’on tient compte du trajet routier et de l’installation, il est donc peu probable que les canons entre en fonction d’ici Noël.

Ainsi, faute de neige artificielle, le parc ne pourra donc pas ouvrir tel qu’espéré au départ ce vendredi.

«On aurait vraiment aimé pouvoir tester la capacité de nos canons un peu avant le début de la saison. Pour le moment par contre, nous ne sommes vraiment pas en mesure d’ouvrir nos pentes compte tenu des faibles quantités de neige tombées au sol. On parle de quelques centimètres à peine, il y a encore trop de végétation, trop de roches. Ce ne serait pas sécuritaire», souligne le directeur.

Ironiquement, depuis quelques jours, la météo se serait prêtée à merveille à la fabrication de la neige. «C’est ce qui est d’autant plus frustrant de ne pas avoir les pompes comme prévu, car on aurait fort probablement été en mesure d’ouvrir nos portes», indique M. Dion.

Le directeur ne sait d’ailleurs pas quand les fameuses pompes arriveront au Restigouche. «On espère que ce sera d’ici les prochaines semaines. Elles ne nous serviront peut-être pas à démarrer notre saison plus tôt cette année, mais une fois installées, elles seront d’une aide précieuse pour nous permettre de maintenir les quantités de neige adéquate, maximiser les conditions de ski ou simplement réparer les effets d’une mauvaise journée (pluie, verglas, etc.). Ce sera définitivement un atout pour le parc», dit M. Dion.

Pour ce qui est des travaux, ceux-ci avancent bien…si ce n’est que le pépin avec les pompes. «Dans des projets de cette envergure, il y a toujours quelques petits problèmes qui surgissent en cours de route. Mais outre les pompes, le reste du projet est dans les temps. Il ne reste qu’une dizaine de tours à neige fixe à être installés, ce qui devrait être terminé d’ici la fin de la semaine», estime-t-il.

Du coup, M. Dion croit que l’ouverture du parc devrait se faire comme par les années antérieures, soit vers la mi-décembre ou tout juste avant le congé de Noël, selon les caprices de la météo.

Le projet, évalué à 2,8 millions $, consiste dans l’installation de 30 perches à neige fixes et 20 autres mobiles.