Pont de Shippagan: des citoyens intensifient la pression

Le comité du pont Lamèque-Shippagan met les bouchées doubles pour convaincre le gouvernement provincial d’enfin remplacer la structure construite en 1957.

Les membres du comité ont récemment commandé une étude d’impact économique qui sera réalisée par Maurice Beaudin, professeur d’économie à l’Université de Moncton, campus de Shippagan. Une version préliminaire du rapport devrait être prête à la fin janvier 2018.

«Il y a quelques années, M.Beaudin a réalisé une étude sur le potentiel économique de la région. On veut renchérir là-dessus pour démontrer au gouvernement et aux différents acteurs l’importance d’avoir un pont fonctionnel et sécuritaire qui répond aux besoins de la communauté», explique Kassim Doumbia, conseiller à la Ville de Shippagan et membre du comité.

Le pont levant est le seul lien terrestre entre l’île Lamèque et le reste de la Péninsule acadienne. Au cours des dernières années, il a été à l’origine de bien des incidents dans la région.

Le plus récent exemple a eu lieu il y a une semaine. Le pont a été fermé pendant 30 minutes en matinée pour permettre à Énergie NB d’exécuter certains travaux. La fermeture a occasionné d’importants problèmes de circulation. Des centaines d’automobilistes ont attendu jusqu’à 2 heures avant de traverser.

«On comprend que les travaux doivent être faits, mais c’est le seul pont qui relie nos communautés. Il est important d’en avoir un qui nous permet de nous rendre au travail, à nos rendez-vous et ainsi de suite.»

Des membres du comité auront aussi droit à un tête-à-tête cette semaine avec Bill Fraser, ministre des Transports et de l’Infrastructure.

«Les crédits budgétaires sont sortis, mais il n’y avait aucune mention du pont de Shippagan-Lamèque. Si on veut parler de planification d’un nouveau pont, il est important que lorsque les différents ministères étudient les budgets proposés qu’il ait une priorité pour le pont. S’il n’y a rien d’ici le 31 mars, c’est sûr qu’il n’y aura rien de fait en 2018. On veut s’assurer de faire partie des priorités du gouvernement. On veut faire part de nos préoccupations au ministre Fraser»