Vol de homard à Grande-Anse: le procureur commence à perdre patience

Trois Québécois accusés du vol d’une cargaison de homard valant près de 1 million $ à Grande-Anse le 1er juillet 2016 ont encore vu leur comparution ajournée, cette fois, jusqu’au 23 janvier.

Deux des trois hommes sont détenus dans un centre de détention de Québec. Ils ont comparu par vidéoconférence mardi après-midi à la cour provinciale de Caraquet.

Dyno Facchino, une des têtes dirigeantes présumées d’un réseau de vols de marchandises de luxe implanté dans trois provinces, tarde à avoir un avocat. Il est également accusé au Québec.

Le procureur de la couronne au dossier, Me Pierre Gionet, s’est impatienté quand M. Facchino a mentionné être en recherche active d’un avocat au Nouveau-Brunswick.

«M. Facchino a eu amplement le temps, Votre Honneur. Depuis le début des procédures, qui remontent jusqu’au 20 juin, nous en sommes à la 6e comparution. Il dit toujours que Me Jean Petit (l’avocat qui représente l’accusé au Québec) va m’appeler, mais ça ne se passe jamais», a lancé le procureur.

M. Facchino, son neveu Keven Facchino-Lemay et Claude Robert, une autre tête dirigeante présumée du réseau, sont accusés conjointement au Nouveau-Brunswick d’avoir volé un camion et une cargaison de 37 440 livres de homard à l’été 2016.

Des trois accusés, seul M. Facchino n’a pas d’avocat pour le représenter.

La comparution a été ajournée au 23 janvier, pour finaliser le choix du mode de procès des trois accusés et pour déterminer s’il y aura une enquête préliminaire.

Me Gionet a voulu accélérer les procédures et a suggéré à la juge de réserver sans attendre des dates pour l’enquête préliminaire. Elle aura lieu les 21, 23 et 25 mai, si nécessaire.

Le quatrième homme qui serait impliqué dans le vol, Ghislain LeBlanc, de Cap-Bateau, subira un procès à part. Il doit subir son enquête préliminaire le 26 janvier.

Les accusations découlent de l’opération OBLIGER, une enquête conjointe de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de la Sûreté du Québec (SQ) et de services de polices municipaux. L’opération visait à démanteler un réseau criminel de vols de cargaisons et de voitures de luxe au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Ontario.