Le Sud-Est investit pour attirer plus de touristes

Un nouvel organisme touristique financé par la Commission des services régionaux du Sud-Est verra le jour en 2018. Elle aura comme mandat d’augmenter le nombre de touristes dans la région et de les inciter à prolonger leur visite.

Le conseil d’administration de la commission a récemment approuvé un budget de 120 000 $ pour lancer le nouvel organisme. Cela représente 0,0625 cent par 100 $ d’évaluation sur les taxes foncières de la grande région.

Le nouvel organisme s’inspirera des modèles régionaux comme ceux qui existent au Québec, en Colombie-Britannique et en Oregon, aux États-Unis. L’industrie touristique est en plein essor dans l’état américain, selon Gérard Belliveau, directeur général de la Commission des services régionaux (CSR) du Sud-Est.

«L’Oregon est fascinant. Ils ont divisé l’état en sept régions, et ils jouent sur le thème des sept merveilles du monde. Si on enlève Portland, le reste est rural avec du beau paysage – un peu comme le Nouveau-Brunswick. Dans leur cas, les chiffres grimpent en flèche.»

Les travaux visant la création de l’organisme – qui n’a pas encore de nom – commenceront en janvier. Une phase d’environ six mois est prévue pour l’élaboration de la structure de la nouvelle association. Ses dirigeants élaboreront ensuite un plan d’action avant de se retrousser les manches et de se mettre à l’oeuvre.

«Son rôle, en 2018, va être de se définir et de lancer les choses», explique M. Belliveau.

Les tâches du nouvel organisme pourraient comprendre, par exemple, la création d’un site Internet de pointe. M. Belliveau affirme qu’environ 80% des voyages sont planifiés et réservés sur Internet.

«Souvent, pour être très présent sur le web avec un site intelligent et très avancé, ça coûte beaucoup d’argent. C’est souvent au-delà de la capacité d’un organisme de tourisme local.»

«C’est comme n’importe quoi: on peut se battre pour le tourisme, mais si on n’est pas prêt à mettre de notre propre argent, on aura toujours de la difficulté.»

Le nouvel organisme présentera périodiquement des rapports sur son progrès à la CSR du Sud-Est. À partir de 2019, le financement doit hausser à 240 000 $, ce qui représente 0,125 cent par 100$ d’évaluation sur les taxes foncières dans la région.

Quel impact sur la Côte culturelle et touristique du NB?

Le nouvel organisme touristique de la CSR du Sud-Est existera en parallèle avec la Côte culturelle et touristique du Nouveau-Brunswick, organisme qui rassemble plus de 300 opérateurs du Sud-Est et Kent.

La Côte culturelle est née il y a trois ans lors du fusionnement de l’Association touristique de Kent et l’Association du tourisme Sud-Est. Elle n’a pas un gros budget, mais elle a des centaines de membres et une structure bien établie. Elle est épaulée par la CSR de Kent.

C’est à peu près le portrait contraire du nouvel organisme de la CSR du Sud-Est, qui a un budget de 120 000 $, mais qui se retrouve à la case de départ.

Les représentants de Destination Sud-Est et ceux de la CSR du Sud-Est se sont rencontrés à deux reprises afin de se pencher sur le sujet.

«Ils (les dirigeant de la Côte culturelle) étaient hésitants. Il faut les comprendre: ils font un certain travail, et on arrive et on veut faire un autre travail. J’ai l’impression que la plus grande partie de leur inquiétude tourne autour du financement de certaines municipalités. Mais je n’ai pas entendu parler de municipalités qui retiraient leur financement.»

Pour sa part, Justin Mury, coprésident de la Côte culturelle, espère que tous les groupes réussiront à travailler en collaboration, mais constate «un manque de consultation avec l’industrie touristique, ce qui à terme [lui] paraît défavorable».

D’autres réunions entre la Côte culturelle, la CSR du Sud-Est et la CSR de Kent auront lieu dans les prochaines semaines afin de planifier l’avenir.

«Avant tout, les membres de la Côte culturelle veulent assurer que les Commissions de services régionaux du Sud-Est et de Kent travaillent ensemble, et ne soient pas vues comme deux régions touristiques séparées.»

M. Mury affirme que son groupe est prêt à travailler avec les deux commissions de services régionaux de la région afin de s’assurer que les intérêts des opérateurs touristiques de la région soient bien représentés.

La Côte culturelle change son image de marque

La Côte culturelle et touristique du Nouveau-Brunswick adopte une nouvelle image de marque. Pour des fins promotionnelles, elle se présentera comme Destination Sud-Est.

Les administrateurs de l’organisme de promotion touristique du Sud-Est et de Kent ont pris cette décision lors de leur assemblée générale annuelle en novembre, après avoir consulté une entreprise de marketing.

«Nous sommes très contents de ce nouveau visuel qui va permettre de dynamiser la vision de l’organisation et éviter la confusion avec d’autres destinations touristiques», affirme Ginette Doiron, coprésidente de la Côte culturelle.

La Côte culturelle et touristique du Nouveau-Brunswick souhaite «se distinguer des destinations concurrentes et attirer l’attention des visiteurs potentiels». La nouvelle image de marque permettra de transmettre «un message clair, axé sur le positionnement géographique».

L’organisme représente 300 membres propriétaires d’entreprises qui dépendent du tourisme dans une région qui s’étend de Kouchibouguac, dans le nord, à Cap Jourimain, dans l’est, et à Sackville, dans le sud.