Téléthon: 40 000$ pour la banque alimentaire du Restigouche

Mission accomplie pour les organisateurs du 33e téléthon de Noël de l’Association d’action communautaire et bénévole du Restigouche. L’événement a pris fin dimanche après avoir dépassé son objectif.

L’objectif du téléthon a été dépassé de 95$, l’événement ayant permis de récolter 40 095$.

Encore cette année, plus de 500 paniers de Noëls seront confectionnés grâce à l’argent récolté. Ces paniers seront ensuite distribués aux familles dans le besoin du Restigouche. Parallèlement à cette livraison des paniers – qui comprend tous les aliments nécessaire à la préparation d’un souper traditionnel –, l’organisme livrera également quelques jouets aux jeunes, question que chacun soit assuré d’un cadeau.

«Il y a des besoins alimentaires à l’année au Restigouche, mais la période de Noël c’est spécial. S’il y a un moment dans l’année où on veut que les gens se sentent bien, c’est bien celui-là.»

Rachel Arseneau-Ferguson était coanimatrice du téléthon, poste qu’elle occupe (bénévolement) depuis une dizaine d’années. Dimanche, c’était la première fois depuis bien longtemps qu’elle voyait l’objectif être atteint en direct sur la chaîne de Rogers.

«C’est très rare que ça se produise. Habituellement, on est quelques milliers de dollars à court de l’objectif lorsqu’on quitte les ondes. Qu’est-ce qui a changé cette fois? Difficile à dire, mais on est très contents que ça se soit produit», indique-t-elle.

Elle souligne toutefois que lors des années antérieures, l’objectif a été atteint dans les jours suivants l’événement. Une fois les caméras éteintes, les dons continuent d’affluer.

À preuve, l’an dernier, le téléthon avait clôturé à 32 480$. Finalement, le montant avait grimpé à près de 50 000$, ce qui devrait fort probablement survenir cette fois-ci également croit Mme Arseneau-Ferguson.

«Je suis toujours agréablement surprise de voir à quel point les gens et les entreprises du Restigouche sont généreux», exprime-t-elle.

Cette générosité est, selon elle, encore plus frappante au moment où un rapport national classe Campbellton comme étant la ville du Nouveau-Brunswick où la pauvreté infantile est la plus répandue. Au niveau national, ce taux tourne aux alentours de 17%. À Campbellton, on parle de 35%, soit plus d’un enfant sur trois.

«On sait que beaucoup de gens en arrachent financièrement, que ce n’est pas facile. Et malgré tout, on trouve le moyen d’aller chercher autant d’argent pour aider. Il y a une entraide incroyable ici», estime Mme Arseneau-Ferguson.

Pourquoi s’implique-t-elle personnellement dans cette aventure année après année?

«Je dirais que c’est sûrement pour la même raison que tous les autres bénévoles ici: parce que ça fait du bien, parce que pendant cette journée, on a l’impression de faire quelque chose de bien qui vient en aide à une famille de notre région», indique-t-elle.