Des terre humides endommagées par des VTT sont restaurées

Des terres humides endommagées par des VTT ont été restaurées près de Saint-Louis-de-Kent grâce à la collaboration de plusieurs groupes locaux. L’expérience pourrait mener à d’autres réparations de sections boueuses dans les sentiers de la région.

Les amateurs de véhicule tout terrain de Kent-Nord ont bien compris que deux têtes en valent mieux qu’une, et que plusieurs valent mieux encore. Cet automne, le travail d’équipe a permis de transformer un «mud bog» en passage écologique pour VTT.

Le tout a commencé quand un agent du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux a menacé de fermer une voie près du ruisseau de la Truite après une inspection. Craignant de perdre le tronçon, les dirigeants du club de VTT local, le Club Skiroue, ont accepté de faire des améliorations.

De fil en aiguille, d’autres groupes se sont joints au projet. Les Amis de la Kouchibouguacis ont offert leur aide, et ils ont convaincu une classe du programme de technologie en environnement du CCNB – Campus de Miramichi, à participer.

Grâce à leurs efforts et à des investissements de près de 30 000 $ – 14 000 $ du Fonds de fiducie de la faune du NB et une somme égale du Club Skiroue – l’intégrité de la zone humide a été restaurée.

«Ça fait un bon travail quand tu travailles ensemble. On préserve notre accès, et c’est bien pour l’environnement en même temps», mentionne Ronnie Stewart, président par intérim du Club Skiroue.

«Ça va prendre un peu d’entretien, mais la nouvelle végétation devrait être autosuffisante. Le club VTT a fait un excellent travail sur le pont, il devrait être bon pour une vingtaine d’années», explique Anita Doucet, coordinatrice des Amis de la Kouchibouguacis.

Mme Doucet croit que l’histoire de réussite à Saint-Louis-de-Kent pourrait faire des petits. Même avant la fin du projet du ruisseau de la Truite, des membres du Club Skiroue parlaient d’autres projets collaboratifs.

Un réseau de près de 150km

Le Club Skiroue et ses 380 membres sont responsables d’environ 150km de sentiers de VTT. Ils s’étendent de Kouchibouguac à Saint-Charles et Richibucto, en passant par Saint-Ignace et Acadieville.

Avec un tel réseau et plus en plus d’amateurs qui les fréquentent, il va sans dire que l’entretien est un défi de taille. Il l’est d’autant plus que les sections boueuses sont fréquentes dans Kent, où les terres sont généralement humides.

«Dans notre région, il y a des trous d’eau et des marais partout. Ce sont des terres humides, contrairement à des régions comme celle de Fredericton, où c’est plus rocheux», explique Mme Doucet.

Les «mud bog» commencent d’abord comme de petites flaques de boue, mais s’agrandissent à mesure que les conducteurs les contournent.

«Il y a du monde qui va conduire directement au milieu. Mais plusieurs font le tour, et le trou s’agrandit. Ça envahit de plus en plus de terres humides.»

Les travaux d’entretien et de restauration nécessitent beaucoup d’effort et peuvent être dispendieux. Malgré cela, M. Stewart demeure optimiste pour l’avenir. En fait, il croit que son club réussira bien plus que le strict minimum.

«On a encore beaucoup de travail à faire. Mais, on aimerait continuer afin d’avoir – un jour – des sentiers quatre saisons.»