300 garderies seront transformées en centres de la petite enfance

On sait dorénavant un peu mieux à quoi serviront une partie des millions de dollars promis par Fredericton et Ottawa pour la petite enfance.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Brian Kenny, a annoncé jeudi de nouveaux investissements de 12,2 millions $ pour améliorer la qualité des garderies dans la province.

Les gouvernements injecteront notamment 7,5 millions $ annuellement pour transformer environ 300 garderies agréées en centres de la petite enfance d’ici 2020.

Ceux qui veulent transformer leur garderie en centre de la petite enfance devront se soumettre notamment à des normes d’apprentissage plus élevées. Ils recevront en échange un financement additionnel de 2,50 $ par enfant par jour.

Fredericton et Ottawa investiront également 4,7 millions $ en subvention ponctuelle à la disposition des garderies pour faire l’achat d’équipement et de fourniture pour améliorer la qualité de leur service.

«Ça va améliorer notre système de garderie et ça va beaucoup aider les familles», a commenté M. Kenny au sujet de l’entente fédérale-provinciale.

Les 12,2 millions $ s’adressent à la fois aux garderies privées et aux garderies sans but lucratif.

La province compte environ 600 garderies agréées. Si plus de 300 d’entre elles désirent devenir des centres de la petite enfance, l’argent sera aux rendez-vous, a promis Brian Kenny.

Parmi les nouveaux centres de la petite enfance, sept deviendront des centres d’excellence en éducation préscolaire, soit un par district scolaire.

Les centres d’excellence travailleront en collaboration avec le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance ainsi qu’avec les établissements d’enseignement postsecondaire afin d’utiliser la recherche pour améliorer les services dans les garderies.

Au total, Ottawa et Fredericton dépenseront 30 millions $ et 41 millions $ respectivement sur trois ans dans les services à la petite enfance au Nouveau-Brunswick.

Cet argent servira aussi à améliorer le salaire des éducatrices en garderies et à augmenter le nombre de places disponibles tout en réduisant les coûts pour les parents.

Le gouvernement provincial s’attend à ce que le fédéral renouvelle au moins une partie de son financement après 2020.

Fidèle à son habitude, le gouvernement provincial a décidé de dévoiler son plan au compte-gouttes. D’autres annonces à ce sujet sont attendues au cours des prochaines semaines.

La directrice générale du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick, Beth Lyons, préfère attendre de voir le plan au complet avant de se réjouir.

«Je pense que de bonnes choses vont se produire. On s’en va dans la bonne direction. On commence à penser aux garderies comme à un bien public.»

«Je suis heureuse qu’ils aient dit que quelque chose s’en vient au sujet des salaires des gens qui travaillent dans le secteur des garderies et au sujet des frais pour les parents, mais nous voulons voir les détails.»