Après la neige, les Néo-Brunswickois affronteront des froids extrêmes

Après une tempête de neige pour Noël, les Néo-Brunswickois devront affronter des froids extrêmes. Des avertissements ont été décrétés pour les provinces de l’Ouest avec des températures atteignant -42°C par endroit. Ces courants se déplaceront vers les Maritimes.

Les Néo-Brunswickois ont eu droit à toute une bordée de neige pour la période des Fêtes. De 25 à 40 cm se sont déposés sur la province, venant compliquer les déplacements le jour de Noël.

C’est la région Chaleur et la Péninsule acadienne qui ont reçu la majeure partie des précipitations, confirme Amélie Bertrand, météorologue chez Environnement Canada.

«Près de 40 cm sont tombés dans les régions de Bathurst et de Caraquet. Miramichi a reçu près de 30 cm, alors que Saint-Jean, Fredericton et Moncton ont écopé d’une vingtaine de centimètres.»

Les précipitations ont commencé tôt le matin au sud de la province, avant de se déplacer tranquillement vers le Nord au courant de la matinée. Dans la Péninsule acadienne, près de 60 cm sont tombés depuis le début de la saison. À Fredericton, à Moncton et à Saint-Jean, le total de neige accumulée au sol s’établit à 40 cm.

Aucune autre tempête ni accumulation considérable n’est à l’horizon, du moins pour les prochains jours. Ce sont plutôt les grands froids qui se font menaçants, poursuit la météorologue.

«Il y a des avertissements de froid extrêmes sur les prairies, et ça va se déplacer vers l’Est au milieu de la semaine. Ça va générer des températures de 10°C sous les normales saisonnières.»

À la fin décembre, le mercure affiche en moyenne -3°C le jour et -14°C la nuit, ce qui veut dire qu’il faut s’attendre à des températures de -13°C à -24°C.

«C’est digne d’un froid d’un plein mois de janvier», s’exclame la météorologue.

Verglas: un scénario fréquent

Malgré les températures glaciales qui se dirigent vers nous, le réchauffement climatique est bien réel, précise Amélie Bertrand. Les records de températures s’enchainent et les moyennes au mercure excèdent constamment les moyennes saisonnières hivernales, entraînant avec elles du verglas.

Avec un réchauffement planétaire vient un accroissement des fréquences de ce genre d’événements météorologique, explique-t-elle.

«C’est certain qu’avec plus de températures entre les 0°C et -1°C, c’est ce qui nous attend.»

En janvier, la province a vécu un épisode de verglas sans précédent. Des centaines de poteaux de téléphone ont cassé sous le poids de la glace, laissant plus de 133 000 clients d’Énergie NB sans courant.

Deux personnes sont décédées des suites d’un empoisonnement au monoxyde de carbone et 45 personnes ont été hospitalisées. En tout, quatre municipalités de la Péninsule acadienne ont décrété l’état d’urgence pendant cette période, soit Sainte-Marie–Saint-Raphaël, Le Goulet, Lamèque et Tracadie Sheila.

Difficile de dire si un autre épisode de verglas attend les Néo-Brunswickois cet hiver, mais pour l’instant, les cartes météorologiques indiquent du temps froid pour la première portion de janvier.

«Dans les Maritimes, les tempêtes hivernales ont toujours eu un mélange de précipitations – et ça, on va continuer d’en avoir -, mais c’est certain qu’on a un risque plus élevé d’avoir du verglas comme il y en a eu l’an dernier.»

Le 23 décembre, une pluie verglaçante est venue givrer les routes, causant plus de 52 accidents un peu partout en province. Un carambolage impliquant une vingtaine d’automobiles – dont un autobus et un camion-remorque – a forcé la fermeture de la Transcanadienne près de Jemseg pendant plusieurs heures, explique Jullie Rogers-Marsh, porte-parole pour la GRC du Nouveau-Brunswick.

«Il y a eu quelques blessés, mais rien de trop grave. C’était plus problématique de libérer la voie des véhicules et de rétablir la circulation.»

À Moncton, 11 accidents ont été répertoriés par le détachement Codiac de la GRC.

«Il y a eu un seul blessé. C’était une collision entre un piéton et un véhicule. Heureusement, ce n’était rien de trop grave, la personne a été soignée sur les lieux et tout est rentré dans l’ordre», précise le caporal Peter MacLean.

La tempête du jour de Noël n’a causé aucun accident de la route au Nouveau-Brunswick. Les gens étaient probablement tous rassemblés en famille à célébrer, présume le caporal.

«C’est tout un contraste avec la tempête de verglas qui a sévi deux jours plus tôt, c’est certain. Une bonne chose.»