Le Gin Thuya de la Distillerie Fils du Roy se distingue au Québec

Le populaire magazine québécois Protégez-Vous a mis à l’honneur le Gin Thuya de la Distillerie Fils du Roy dans son dossier sur les meilleurs produits de l’année 2017.

Chaque année, la revue fait un classement après avoir fait évaluer près de 2000 produits par des experts.

Le gin de la Distillerie Fils du Roy a retenu l’attention et a reçu la note très appréciable de 91%, ce qui en fait le meilleur des 13 gins évalués.

La nouvelle a été une belle surprise pour le maître-distillateur de la Distillerie Fils du Roy à Saint-Arsène au Québec, Jonathan Roy. Contrairement à une compétition où les distillateurs peuvent se préparer et tester la bouteille qui sera envoyée, les juges de Protégez-Vous ont fait des dégustations à l’aveugle.

«Le magazine n’a averti personne, ils ont pris une bouteille au hasard dans une succursale de la SAQ (NDLR: l’équivalent de Alcool NB au Québec). Ça assure que le produit qui a été goûté est exactement ce qui se retrouve sur les tablettes», souligne Jonathan Roy.

Sur le site web de la revue, on peut lire que les juges ont apprécié «l’harmonie des touches florales, épicées et poivrées» ainsi que la présence du genièvre et du cèdre.
On ajoute que les évaluateurs «ont trouvé ce gin ‘‘intense’’ au nez et en bouche, ce qui en fait un choix idéal pour les amateurs de gins puissants».

Les 13 gins en compétition étaient tous produits sur le sol québécois, avec des ingrédients de la province. C’est donc le Gin Thuya produit à la distillerie de Saint-Arsène, près de Rivière-du-Loup, au Québec, qui a été évalué, et non pas celui de Petit-Paquetville.

«C’est la même recette qu’on a ici au Nouveau-Brunswick et c’est la même image. Seulement, ce n’est pas la même eau et ce n’est pas le même maître-distillateur. Ce sont deux variations qui ne sont pas négligeables. C’est un produit similaire, mais avec de petites différences», explique le fondateur de la Distillerie Fils du Roy et frère de Jonathan, Sébastien Roy.

Agrandissement prévu

La distillerie aimerait d’ailleurs agrandir ses installations au Québec l’année prochaine.

L’achat d’un terrain est prévu pour construire une nouvelle bâtisse, plus grande. Au printemps prochain, un changement législatif au Québec permettra aux gens de visiter les distilleries et d’y acheter des produits, ce qui n’est pas le cas présentement.

«Ils pourront venir goûter nos produits sur place, un peu comme ce qui se fait au Nouveau-Brunswick. Faire une visite des lieux. Présentement nous n’avons pas de place pour accueillir les gens, nous sommes dans un tout petit local de 30 pieds sur 30 pieds», explique Jonathan Roy.

Il aimerait aussi cultiver de l’orge sur sa terre, qui pourra profiter à la distillerie de Petit-Paquetville.

«On aimerait éventuellement l’envoyer au Nouveau-Brunswick, où mon frère (NLDR: Sébastien Roy) veut ouvrir une malterie dans les prochaines années», souligne Jonathan Roy.

Il précise qu’il n’y a pas beaucoup de vastes terres cultivables dans la Péninsule acadienne.