Les 30 francophones les plus influents au Nouveau-Brunswick

NDLR: Comme le veut la tradition, l’Acadie Nouvelle vous présente aujourd’hui sa liste annuelle des Néo-Brunswickois francophones les plus influents.
Pour en arriver à ce top-30 tout à fait subjectif, notre comité éditorial s’est posé quelques questions. Qui détient le pouvoir économique et politique dans notre province? Qui prend les décisions qui affectent le plus de personnes? Qui a l’oreille de nos élus?

Voici notre classement:

1. Brian Gallant (2)
Premier ministre du N.-B.
Alors que le pouvoir est de plus en plus concentré entre les mains du premier ministre et de son entourage, bien peu de choses se passent au gouvernement sans que Brian Gallant ne soit au courant. Il en mène très large à Fredericton et dans le reste de la province. Et si l’on se fie à ce que nous disent les sondages, il semble avoir d’assez bonnes chances d’être réélu pour un deuxième mandat consécutif cette année.

2. Ginette Petitpas Taylor (*)
Ministre de la Santé
Élue pour la première fois dans la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe en 2015, Ginette Petitpas Taylor a vu son influence augmenter considérablement en 2017. En janvier, elle s’est rapprochée du centre du pouvoir lorsqu’elle a été nommée secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Puis, en août, Justin Trudeau lui a donné une importante marque de confiance en la nommant ministre de la Santé. Elle joue aujourd’hui un rôle majeur dans la légalisation du cannabis.

3. Dominic LeBlanc (3)
Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne
Ce vieux routier de la politique fédérale, élu pour la première fois en 2000, se passe de présentation. On le sait très proche des premiers ministres Justin Trudeau et Brian Gallant, avec qui il entretient de très bonnes relations. Il est également à la tête d’un ministère très important au Nouveau-Brunswick, soit celui des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne. On note aussi qu’il est le conjoint de la nouvelle juge en chef de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick, Jolène Richard.

4. Benoît Bourque (*)
Ministre de la Santé
Le député de Kent-Sud, qui a été élu pour la première fois en 2014, a pris pas mal de galon en 2017. En septembre, Brian Gallant lui a accordé une promotion en le nommant ministre de la Santé. Ses décisions ont des impacts importants sur le système de soins de santé et il peut imposer sa volonté aux deux réseaux de santé de la province, comme on l’a vu plus tôt cette année dans le dossier de la privatisation de la gestion du Programme extra-mural et de Télé-Soins.

5. Bernard Lord (7)
PDG de Medavie
Cet ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, qui a été nommé à la tête de Medavie en 2016, prend de plus en plus de place sur l’échiquier provincial. Le fournisseur privé à but non lucratif dont il préside la destinée gère déjà les services ambulanciers au Nouveau-Brunswick et il ajoutera le Program­­me extra-mural et Télé-Soins à son giron dès le 1er janvier.

6. Serge Rousselle (13)
Ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux
Serge Rousselle a connu son lot de défis depuis son arrivée à l’Assemblée législative en 2014. Malgré tout, ce juriste et professeur de droit de carrière est l’un des membres les plus solides du cabinet de Brian Gallant. Au cours des derniers mois, on a vu combien le premier ministre lui fait confiance lorsqu’il l’a envoyé au bâton pour défendre les actions de son gouvernement dans l’épineux dossier des évaluations foncières (alors que c’est normalement le ministre de Service NB, Ed Doherty, qui aurait dû s’en charger).

7. Gaëtan Thomas (6)
PDG d’Énergie NB
Ce gestionnaire doté d’une longue feuille de route est à la tête de l’une des sociétés de la Couronne les plus importantes du Nouveau-Brunswick (si pas la plus importante) et est le patron de plus de 2000 employés depuis 2010. Bon communicateur et doté d’un sens du leadership – comme on l’a vu lors de la crise du verglas de 2017, alors qu’il est allé travailler sur le terrain dans les régions les plus touchées – il n’hésite pas à parler publiquement des grands chantiers chez Énergie NB, qui incluent la modernisation du réseau électrique et le virage vers les sources d’énergie verte.

8. Roger Melanson (9)
Président du Conseil du trésor, ministre de l’Éducation postsecondaire
Il est l’un des membres les plus fiables de l’équipe de Brian Gallant. Cela est plus vrai que jamais depuis le départ de Donald Arseneault et le retrait du cabinet de Victor Boudreau. Député d’expérience, habile communicateur, il a la confiance du premier ministre. Roger Melanson porte effectivement plusieurs chapeaux; ministre de l’Éducation postsecondaire, président du Conseil du trésor, ministre responsable des Affaires autochtones et ministre responsable de la Politique d’expansion du commerce.

9. Gilles Lanteigne (8)
PDG du Réseau de santé Vitalité
À la tête du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne prend un tas de décisions qui ont une énorme influence sur des milliers d’employés et sur les patients de la province. Mais comme on l’a vu cette année dans le dossier de la privatisation de la gestion du Programme extra-mural et de Télé-Soins, son pouvoir a des limites. Au final, c’est bien souvent le ministre de la Santé, Benoît Bourque, qui a le dernier mot.

10. Liane Roy (10)
PDG du Collège communautaire du N.-B.
Avec Liane Roy à sa tête, le CCNB ne cesse de se renouveler. En 2017, l’institution a annoncé le lancement de programmes liés de près aux besoins dans la région, notamment afin de former des futurs employés du Centre des services de paye de Miramichi et des travailleurs de l’industrie du cannabis. On doit cependant noter un bémol cette année, alors qu’une baisse du nombre d’étudiants a été rapportée l’automne dernier.

11. Robert Moreau (12)
PDG d’UNI Coopération financière
Il n’a peut-être pas le charisme de son prédécesseur, Camille Thériault, mais il semble tout de même bien se débrouiller à la tête d’UNI Coopération financière depuis son entrée en poste le 1er janvier. En avril, il a annoncé des profits à la hausse, mais est demeuré prudent et n’a pas offert de ristournes aux membres. On verra dans quelques mois si cette institution, qui demeure l’une des plus importantes du mouvement coopératif acadien, garde le cap ou si les résultats de l’année dernière n’étaient qu’un feu de paille.

12. Ernest Drapeau (1)
Juge en chef de la Cour d’appel du N.-B.
On l’avait classé en tête de peloton l’année dernière pour brasser un peu la soupe. Cette fois, on lui donne une place un peu plus modeste et qui est à l’image de son influence réelle. À la tête du plus haut tribunal de la province, il demeure un gros joueur au Nouveau-Brunswick même si, à l’instar d’à peu près tous les juges, il se tient loin de la place publique et des médias.

13. Denis Landry (*)
Ministre de la Justice et de la Sécurité publique
Ce vieux routier de la politique provinciale, qui siège à l’Assemblée législative depuis 2003 (et qui a aussi été député de 1995 à 1999), est un fidèle collaborateur du premier ministre. À titre de ministre de la Justice et de la Sécurité publique, il n’est pas très loin du centre du pouvoir à Fredericton et est responsable de dossiers importants.

14. Monique Boudreau (*)
Directrice générale du District scolaire francophone Sud
Cette gestionnaire est à la tête de l’équipe de direction du plus important district scolaire francophone de la province, qui compte 36 écoles et près de 14 000 élèves. Avec ses collègues, elle laisse son empreinte sur le système scolaire et se charge de gérer la croissance rapide des besoins dans certaines régions, notamment dans les grands centres urbains du Sud.

15. Serge Cormier (*)
Secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Il n’est peut-être pas aussi influent que ses Ginette Petitpas Taylor ou que Dominic LeBlanc, mais Serge Cormier est loin d’être le député le plus effacé du caucus libéral. On le voit régulièrement représenter son gouvernement lors d’annonce dans le Nord-Est et il a vraisemblablement la confiance de ses collègues, car il s’est vu accorder une promotion en janvier (il était auparavant secrétaire parlementaire du ministre Dominic LeBlanc) en étant nommé secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

16. Gilles LePage (*)
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique
Élu pour la première fois en 2014 dans la circonscription de Restigouche-Ouest, Gilles LePage a été promu lorsque Brian Gallant l’a nommé ministre du Travail, de l’Emploi et de la Croissance démographique. Compte tenu de l’importance que Brian Gallant accorde à la création d’emplois, on ne peut voir sa nomination comme une marque de confiance non négligeable.

17. Francine Landry (10) (19)
Ministre du Développement économique
La députée de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, élue pour la première fois en 2014, est la seule femme francophone au sein du cabinet libéral de Brian Gallant. Elle a été rétrogradée en 2016 lorsqu’on l’a remplacée à titre de ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, mais elle est tout de même restée ministre. Elle est aujourd’hui responsable du Développement économique, de la Francophonie et d’Opportunités NB.

18. Jolène Richard (*)
Juge en chef de la cour provinciale
En juin, cette juge est devenue la première femme à prendre la tête de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick. Avant de recevoir cette promotion importante, elle a siégé à la Cour provinciale pendant 9 ans après avoir exercé le droit pendant 15 ans. À noter que la juge Richard est aussi la conjointe du ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc.

19. Daniel Légère (22)
Président du Syndicat canadien de la fonction publique – N.-B.
Bon an, mal an, Daniel Légère se taille une place dans notre liste des francophones les plus influents. Il s’implique dans diverses causes et demeure l’une des voix dominantes du mouvement syndical au Nouveau-Brunswick.

20. Francis Sonier (20)
Éditeur-directeur général de l’Acadie Nouvelle
En plus d’être le grand patron de l’Acadie Nouvelle, le seul quotidien francophone du Nouveau-Brunswick et l’un des derniers quotidiens indépendants du Canada, Francis Sonier est le président de l’Association de la presse francophone. Sous sa gouverne, Les Éditions de l’Acadie Nouvelle ont acheté Distribution Plages en 2016 et les Éditions de la Francophonie en 2017.

21. Michel Doucet (11)
Juriste et expert des droits linguistiques
Michel Doucet a beau avoir pris sa retraite de l’Université de Moncton il y a quelques mois, il demeure l’un des plus importants défenseurs des droits des francophones au Nouveau-Brunswick. Récemment, il a une fois de plus tiré son épingle du jeu en réussissant à aller signer une entente hors cours dans un dossier lié aux services ambulanciers bilingues.

22. Colette Francoeur (*)
Directrice de Radio-Canada Acadie
Cette gestionnaire de carrière originaire du Nouveau-Brunswick a pris la tête de Radio-Canada Acadie en juin dans la foulée du départ à la retraite de Richard Simoens. Son arrivée a apporté une certaine bouffée d’air frais au diffuseur public.

23. Madeleine Dubé (16)
Députée d’Edmundston-Madawaska-Centre
Seule députée francophone de son parti et seule représentante du Nord au sein du caucus progressiste-conservateur, Madeleine Dubé demeure une figure importante de la politique provinciale. Élue pour la première fois en 1999, elle est l’une des voix les plus respectées du Parti progressiste-conservateur.

24. Frédérick Dion (15)
Directeur général de l’Association francophone des municipalités du N.-B.
Rares sont les directeurs généraux d’organismes acadiens qui en mènent plus large que Frédérick Dion. On le voit régulièrement se prononcer dans les médias et intervenir dans les grands dossiers de l’heure. Ce jeune gestionnaire est l’un des plus grands atouts de l’AFMNB.

25. Cyrille Simard (23)
Maire d’Edmundston
Edmundston a beau être située à 270 km de la capitale provinciale, cela n’empêche pas Cyrille Simard d’être l’un des maires les plus influents au Nouveau-Brunswick. De plus, sa municipalité se porte plutôt bien sous sa gouverne. Excellent communicateur, il sait se faire entendre et faire passer son message.

26. Katherine d’Entremont (26)
Commissaire aux langues officielles du N.-B
Les Néo-Brunswickois peuvent compter sur Katherine d’Entremont pour lever le ton lorsque leurs droits linguistiques sont bafoués. Dotée d’une crédibilité de béton, cette fonctionnaire de carrière sait mettre le doigt dans les bobos et braquer les projecteurs sur les failles du gouvernement provincial et de ses diverses agences et sociétés de la Couronne.

27. Michelyne Paulin (*)
Présidente, CA de Vitalité
Cette gestionnaire de carrière et consultante respectée dans la communauté a une influence non négligeable à la tête du conseil d’administration de la régie francophone. En plus d’occuper ce poste, elle est aussi impliquée dans divers autres C.A. de la région de Moncton.

28. Paolo Fongemie (*)
Maire de Bathurst / directeur du CCNB de Bathurst
Le maire de Bathurst n’est pas du genre à avoir peur de prendre la parole sur la place publique dans divers dossiers, comme on l’a vu au cours des derniers mois. Motards, évaluations foncières, avenir de sa communauté, alouette; il n’a pas eu froid aux yeux et s’impose comme l’un des maires francophones les plus influents dans la province.

29. Louise Imbeault (*)
Présidente de la SNA
Cette ancienne directrice de Radio-Canada Acadie, qui est actuellement propriétaire et éditrice de Bouton d’or Acadie, a été élue à la tête de la Société Nationale de l’Acadie plus tôt cette année. Elle a décroché un mandat d’un an, dans la foulée du départ de René Cormier. Elle est aujourd’hui à la tête d’un organisme amoché par l’instabilité des dernières années, mais qui retrouve peu à peu ses repères.

30. Larry Tremblay (*)
Commandant GRC au NB
À la tête de la Gendarmerie Royale du Canada au Nouveau-Brunswick, Larry Tremblay a une influence indéniable dans la province. On l’a très peu vu dans les médias depuis sa nomination, en 2016, mais il n’en est pas moins une figure importante du milieu policier à l’échelle provinciale.

  • Le rang en 2016 se trouve entre parenthèses, tandis qu’un astérisque signifie que la personne ne figurait pas dans notre liste l’année dernière.