Comment les ambulanciers se préparents-ils à une tempête?

Ambulance NB demande aux automobilistes d’éviter de sortir lorsqu’il fait tempête et d’être préparé au pire en tout temps en ayant le nécessaire dans leurs véhicules.

Lorsque les conditions hivernales sont dangereuses, comme tout le monde, les ambulanciers doivent ralentir. Lors de tempêtes, des automobilistes immobilisés sur les routes de la province pourraient attendre des heures avant que les secours arrivent.

Simplement, les ambulanciers recommandent de ne prendre la route lorsque les conditions météorologiques sont dangereuses comme le prévoyait Environnement Canada jeudi.

«Si ce n’est pas nécessaire d’être sur les routes durant la tempête, c’est mieux de ne pas être sur les routes durant la tempête simplement parce que ce ne sera pas sécuritaire. Mais, si c’est absolument nécessaire d’être sur la route, il faut être prudent et adapter sa conduite aux conditions météorologiques», a expliqué Sylvain Lessard, coordonnateur des programmes de sécurité pour Ambulance NB.

Tempête ou pas, il est important d’avoir une trousse de survie dans son véhicule qui peut permettre à ses occupants d’attendre jusqu’à 24 heures. Quand les conditions sont périlleuses pour les automobilistes, elles le sont aussi pour les travailleurs médicaux.

Même si les ambulanciers sont formés pour conduire en pleine tempête, ils doivent parfois être aidés par d’autres organisations afin d’être en mesure de joindre la ou les personnes à être secourues.

«Nous aussi on doit ralentir pour s’adapter aux conditions météorologiques. Aussi, si on est pris en arrière des camions de déneigement ou le salage, ça nous ralentit encore plus. Plus il y a de véhicules sur la route, plus ça nous fait des obstacles à contourner lorsqu’on doit répondre à des cas d’urgence.»

«On ne sait jamais quand on sera pris sur le bord de la route. On pourrait se retrouver entre deux côtes bien glacées et être obligé de rester dans la petite vallée. On peut être pris jusqu’à ce que le camion qui doit venir nous chercher revienne et ça peut prendre jusqu’à 24 heures avec une grosse tempête comme ça», a précisé M. Lessard.

«Une des choses importantes, c’est de ne pas prendre la route pendant la tempête. Malheureusement, , il y a des gens qui prennent encore des risques énormes. Après ça, pour les secourir, ça monopolise des ressources et en plus ça met en danger la vie de d’autres personnes pour sauver des gens qui ont été un peu téméraires», a expliqué Robert Duguay de l’Organisation des mesures d’urgence.

En plus d’avoir une trousse de premiers soins dans la voiture, il est bon d’avoir un extincteur, une petite pelle, de la nourriture et de quoi pour se garder au chaud.

«C’est bon d’avoir de la nourriture pour une journée ou deux. De l’eau aussi, c’est important. Il faut aussi avoir des couvertures ou des sacs de couchage au cas où on est pris sur le bord de la route pour longtemps.»

On peut aussi utiliser des bougies pour se garder au chaud, mais il faut penser à entrouvrir les fenêtres de la voiture pour éviter une intoxication au monoxyde de carbone.

Malgré la tempête annoncée, le centre-ville de Moncton bourdonnait d’activités jeudi midi. – Acadie Nouvelle: Patrick Lacelle

À la maison

À la maison, c’est une bonne idée de déneiger l’accès à l’entrée pour permettre aux services d’urgence d’arriver rapidement sur la scène. Une trousse d’urgence doit aussi permettre à votre famille de survivre durant 72 heures sans avoir besoin de sortir.

«C’est certain que les gens ne doivent pas attendre une tempête pour se préparer. Une situation d’urgence peut arriver à tout moment. Une tempête n’est pas en soit une situation d’urgence. Ça va dépendre de l’impact qu’elle aura et si elle provoque des situations comme des pannes de courant», a souligné M. Duguay.

Des aliments non périssables, de l’eau, un ouvre-boîte, une radio à piles, des bougies, des allumettes et une lampe de poche sont parmi les articles importants à avoir. Des piles de rechanges doivent aussi être prévues.

«Une autre bonne idée, c’est de remplir la baignoire d’eau pour être en mesure de déclencher la chasse de la toilette et des choses comme ça», a suggéré M. Lessard.

Aujourd’hui on dépend beaucoup d’internet pour s’informer. Sans électricité, il est impossible de se connecter à la maison. Il faut donc se fier au réseau cellulaire et s’assurer que son téléphone intelligent est bien chargé. Une bonne vieille radio, fait aussi l’affaire.

«Les gens doivent être prêts et avoir ce qu’il faut pour subvenir à leurs besoins. Un élément très important, c’est surtout un poste de radio parce que l’internet ne sera peut-être pas toujours disponible et pour se tenir bien informé, une radio à piles peut faire toute une différente», a ajouté M. Duguay.

Évidemment, il ne faut pas utiliser une génératrice à gaz à l’intérieur au cas où on manque d’électricité. Elle doit être placée à l’extérieure à une distance sécuritaire. Le même conseil vaut pour le BBQ et les grilles extérieures.

L’organisation des mesures d’urgence a appris de la crise du verglas

Depuis la crise du verglas, l’Organisation des mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick a changé un peu ses façon de faire. L’organisme suit de plus près l’information et la partage plus efficacement.

«Ce qu’on fait, c’est informer les gens. C’est une chose qu’on fait davantage depuis la crise du verglas. C’est de s’assurer qu’on travaille davantage à encourager les gens à se préparer. Et, on travaille avec les municipalités. On leur fournit de la formation. On a aussi créé cette année une semaine provinciale de préparation en cas de tempête pour mousser cette information encore plus», a précisé Robert Duguay, porte-parole de l’OMU.

En collaboration avec Énergie NB, l’OMU a fait parvenir de l’information à 260 000 abonnées dans la province sur comment bien se préparer pour faire face aux situations d’urgence (voir texte principal). L’organisme utilise aussi les médias sociaux pour faire passer son message.

«C’est certain que les gens ne doivent pas attendre une tempête pour se préparer. Une situation d’urgence peut arriver à tout moment. Une tempête n’est pas en soit une situation d’urgence. Ça va dépendre de l’impact qu’elle aura et si elle provoque des situations comme des pannes de courant», a expliqué Robert Duguay de l’Organisation des mesures d’urgence.

Le rôle de l’OMU – lorsqu’une tempête devient effectivement une situation d’urgence – est de coordonner les efforts des différentes ressources et secouristes.

«Lorsqu’il y a des actions à prendre, on intervient. Notre mandat, c’est de coordonner les efforts, de travailler avec les municipalités. On n’est pas là pour tout faire. On n’a pas toutes les ressources. Les ressources, elles existent. Ce sont les municipalités. Ce sont les régions. Et, on travaille avec eux pour s’assurer qu’elles sont utilisées à leur plein potentiel.»