Le gouvernement étudie la possibilité de construire un nouveau pont entre Lamèque et Shippagan

Les démarches entreprises par le Comité Pont Lamèque-Shippagan semblent porter leurs fruits. Au cours des derniers mois, le ministère des Transports et de l’Infrastructure a entamé les premières étapes de planification d’un nouveau pont.

La province a notamment commencé à identifier de potentiels tracés et a lancé une étude d’impact environnemental.

Le ministre Bill Fraser en a fait l’annonce lors d’une rencontre le 7 décembre entre les membres du Comité Pont Lamèque-Shippagan, des représentants du ministère des Transports et de l’Infrastructure et des députés de la Péninsule acadienne.

«Le ministre Fraser a tenu à rassurer les membres du comité que la phase de planification et de préconception d’une nouvelle infrastructure est au calendrier et que le ministère a prévu des provisions pour cette étape dans son budget 2018-2019», peut-on lire dans un communiqué de presse envoyé à l’Acadie Nouvelle par le Comité.

«Je suis très heureux de voir que le ministère a enclenché le début du processus menant à la construction d’un nouveau pont entre Shippagan et l’île Lamèque», ajoute Wilfred Roussel, député de Shippagan-Lamèque-Miscou.

De son côté, Sébastien Haché, président du comité, se dit satisfait de la rencontre. Il compte suivre les prochaines étapes de près. Le comité compte travailler en étroite collaboration avec le gouvernement afin de concrétiser ce projet, dit-il.

Les élus municipaux et d’autres leaders communautaires de Shippagan, Lamèque et les environs demandent un nouveau pont depuis des années. La structure construite en 1957 est considérée comme étant désuète par plusieurs, dont le maire de Lamèque, Jules Haché.

«C’est de plus en plus inquiétant. Les incidents concernant le pont se multiplient. Les problèmes arrivent beaucoup plus souvent et ça cause de l’inquiétude dans la population. Il risque d’y avoir un impact sur l’économie, les soins de santé et d’autres services d’urgence», a-t-il dit lors d’un entretien cet automne.

La fermeture occasionnelle du pont cause aussi bien des maux de tête aux conducteurs.

À la fin novembre par exemple, des autobus scolaires ont fait demi-tour après avoir été bloqués pendant plus de 90 minutes. Des travaux avaient réduit la circulation à une seule voie. Des voitures ont attendu près de deux heurs avant de traverser.

Pour mieux comprendre les conséquences de ces nombreux incidents liés à la fermeture, le Comité Pont Lamèque-Shippagan a commandé une étude d’impact économique auprès de Maurice Beaudin, économiste à l’Université de Moncton, campus de Shippagan.

L’étude vise à démontrer l’importance du pont pour les travailleurs et les entreprises de la région.