Cannabis: 3000 emplois au Nouveau-Brunswick d’ici 5 ans

L’industrie du cannabis pourrait employer 3000 personnes dans la province d’ici 5 ans, selon Opportunités NB (ONB).

L’agence de développement économique estime que le gagne-pain d’environ 200 Néo-Brunswickois dépendra déjà directement de cette industrie lorsque le cannabis à des fins récréatives deviendra légal le 1er juillet.

Ce nombre devrait grimper à 600 travailleurs dès l’année prochaine.

«Alors que le marché deviendra légal plus tard cette année, nous ne devons pas perdre de vue la véritable opportunité qui est de créer des emplois bien rémunérés dans une industrie naissante», affirme le directeur principal des opportunités prioritaires chez ONB, Steve Milbury.

M. Milbury et le directeur général de l’agence, Stephen Lund, ont présenté aux médias mercredi leur plan de croissance pour l’industrie du cannabis au Nouveau-Brunswick.

La culture et la vente du cannabis sont loin d’être les seules débouchés pour les travailleurs, ont-ils assuré. Le travail de laboratoire, la recherche et le développement ainsi que les technologies de l’information sont également des domaines très prometteurs en lien avec le cannabis.

«Nous espérons sincèrement que ça va donner la chance à nos jeunes diplômés de revenir dans la province pour travailler dans l’industrie», a indiqué M. Lund.
ONB estime que le total des salaires versés par l’industrie du cannabis à des travailleurs néo-brunswickois au cours des cinq prochaines années atteindra 396 millions $.

Durant la même période, le produit intérieur brut de la province devrait croître de 385 millions $ et les revenus de l’impôt des particuliers devraient augmenter de 29 millions $.

La province compte déjà trois producteurs de cannabis médicinal qui fourniront également du cannabis à des fins récréatives aux boutiques de Cannabis NB.

Selon ONB, neuf autres producteurs sont à différents stades du processus d’accréditation avec Santé Canada en vue de s’établir au Nouveau-Brunswick.

L’un d’entre eux, Tidal Health Solutions, a même déjà commencé à embaucher des travailleurs dans la région Saint Stephen.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick mise tellement sur l’industrie du cannabis qu’il en a fait l’un des principaux secteurs de son plan de croissance économique, rappel Steve Milbury.

Il compare la stratégie du gouvernement à celle de l’administration de Frank McKenna qui avait décidé de miser sur l’industrie des centres d’appels dans les années 1990.

«Aujourd’hui, plus de 18 000 personnes au Nouveau-Brunswick travaillent dans un secteur qui n’existait pas il y a 25 ans.»

Le député de l’opposition officielle Ross Wetmore croit cependant que le gouvernement libéral aurait dû laisser la vente du cannabis à des fins récréatives au secteur privé plutôt que de le confier à une société de la Couronne s’il souhaitait véritablement maximiser les retombées économiques.

Afin d’assurer le succès de l’industrie du cannabis dans la province, Fredericton devrait avant tout baisser les taxes et les impôts, affirme l’élu progressiste-conservateur.

«Ça va être un marché très, très compétitif. Il faut transformer le climat au Nouveau-Brunswick pour en faire un endroit où les entrepreneurs peuvent croître.»