Cas de tuberculose à l’Université de Moncton

L’Université de Moncton a annoncé qu’une personne membre de la communauté universitaire au campus de Moncton est atteinte de tuberculose.

Dans un communiqué, l’Université affirme collaborer pleinement avec le service de Santé publique pour assurer le suivi nécessaire.

«En général, le risque d’infection est faible pour la communauté universitaire, indique le Dr Yves Léger, médecin-hygiéniste régional de Santé publique. Notre service fera le suivi nécessaire auprès de celles et ceux qui sont plus à risque d’avoir été infecté par le cas.»

Les personnes qui ont eu des liens étroits avec cette personne seront avisées individuellement des démarches à suivre par un membre de l’équipe de Santé publique d’ici le 19 janvier.

Le contact initial se fera au moyen du courriel universitaire (@umoncton.ca). Cependant, d’autres moyens pourraient être utilisés, au besoin, a précisé la direction de l’Université.

L’Université de Moncton n’a pas précisé si la personne atteinte de tuberculose est une étudiante, une professeure ou un autre employé.

Dans un courriel, le porte-parole Jean-Luc Thériault a expliqué que «nous nous sommes engagés à maintenir la confidentialité dans ce dossier en vertu de la législation relative à la protection de la vie privée».

La tuberculose se manifeste habituellement sous forme de toux prolongée, donc qui dure pendant plusieurs semaines ou mois, et est souvent accompagnée de fièvre, de fatigue, et/ou de sueurs nocturnes.

D’autres symptômes peuvent parfois accompagner la toux, dont des crachats avec présence de sang, une perte de poids et une perte d’appétit.

Sur le campus, la nouvelle s’est propagée assez lentement parmi les étudiants, mercredi.

«La plupart des étudiants à qui j’ai parlé n’étaient pas au courant et c’est plutôt moi qui les informais. Ce n’est pas encore un sujet brûlant, mais si le nombre de cas augmente, les étudiants en parleront de plus en plus», mentionne Tristian Gaudet, président de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus de l’Université de Moncton.

Ce n’est pas la première fois qu’un membre de la communauté universitaire est atteint de tuberculose.

En mars 2014, un étudiant atteint de tuberculose avait assisté à trois cours durant le semestre, ainsi qu’aux examens.

Un cas plus grave s’était présenté en septembre 2013. Un étudiant ou une étudiante de la Faculté d’administration avait alors été hospitalisé et mis en quarantaine à l’hôpital Georges-Dumont pour une tuberculose laryngée présentant un risque élevé de contagion.

La tuberculose à travers le monde

La tuberculose est l’une des 10 premières causes de mortalité au monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Plus de 10 millions de personnes ont contracté la maladie en 2016. Plus de 1,7 million n’ont pas survécu.

Environ 95% des décès reliés à la tuberculose surviennent dans des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire. La majorité des cas diagnostiqués en 2016 sont concentrés dans sept pays, soit l’Inde, l’Indonésie, la Chine, les Philippines, le Nigéria, le Pakistan et l’Afrique du Sud.

Heureusement, un traitement existe pour la grande majorité des cas de tuberculose. Il comprend l’administration de quatre médicaments antituberculeux sur une période de six mois, accompagné d’une surveillance afin de prévenir la propagation.

En l’absence de traitements, les chances que la maladie soit mortelle sont environ 45%.

Selon l’OMS, le nombre de cas de tuberculose diminue d’environ 2% par an. L’organisme souhaite faire passer ce taux à 5% afin d’atteindre son objectif intermédiaire de 2020 établi dans sa stratégie pour mettre fin à la tuberculose. Elle vise l’élimination de l’épidémie en 2030.