Les tremblements de terre, un risque oublié dans l’est du Canada

Alors que la plupart des résidants de la Colombie-Britannique sont conscients des risques qu’ils courraient si un puissant séisme frappait la province, il semble que leurs concitoyens de l’est du Canada le sont beaucoup moins.

Une étude de Swiss Re, une entreprise établie à Zurich qui fournit de l’assurance aux assureurs, estime que les Montréalais pourraient essuyer des pertes financières de 45 milliards de dollars si un tremblement de terre d’une magnitude de seulement 5,8 secouait la ville.

Maurice Lamontagne, un sismologue pour la Commission géologique du Canada, affirme qu’un séisme ayant environ cette magnitude s’est produit à Montréal en 1732, endommageant quelque 300 bâtiments, et qu’un autre d’une magnitude de 7,0 est survenu dans la région de Charlevoix en 1663.

Et en 1929, un tremblement de terre d’une magnitude de 7,2 et le tsunami qui a suivi ont fait 28 morts à Terre-Neuve.

Mais en dépit de ce passé sismique, et de la menace qui plane encore de nos jours, Pierre Babinsky du Bureau de l’assurance du Canada souligne que seulement trois pour cent des Québécois possèdent une assurance contre les séismes comparativement à 65 pour cent des Britanno-Colombiens.