Garderies: Fredericton double le budget d’aide aux familles

Après avoir dévoilé un programme de gratuité pour certaines familles à faible revenu, Brian Gallant annonce de nouvelles subventions qui aideront la classe moyenne à alléguer les frais de garde.

La semaine dernière, le gouvernement provincial a annoncé son intention d’instaurer la gratuité dans les nouveaux centres de la petite enfance pour les familles au revenu annuel brut de moins de 37 500$.

Le premier ministre promet aujourd’hui que les familles néo-brunswickoises dont les enfants fréquentent ces nouveaux centres ne consacreront pas plus de 20% de leurs revenus pour envoyer leurs protégés à la garderie.

Le gouvernement s’est engagé à transformer 300 garderies en centre de la petite enfance d’ici le 1er mars 2019. Les premiers centres seront créés à Edmundston et à Saint-Jean dès mars 2018. Les autres régions devront patienter.

Les subventions seront accordées aux ménages qui gagnent plus de 37 500$ par an, en fonction de leur niveau de revenu, du nombre d’enfants et de leur âge. Le calcul est soumis à une échelle mobile dégressive. Autrement dit, plus la famille a un revenu élevé, moins elle recevra d’aide.

Brian Gallant a donné deux exemples de subvention pour des familles dont les frais de garde s’élèveraient à environ 18 000$ dans un centre de la petite enfance pour l’inscription d’un nourrisson et d’un enfant d’âge préscolaire.

Les familles dont le revenu brut s’élève à 40 000$ par année seront admissibles à une subvention annuelle de 15 745$. Dans ce cas de figure, l’aide du gouvernement passera de 21,95$ à 32,81$ par jour pour le nourrisson et de 18,66$ à 27,75$ par jour pour l’enfant d’âge préscolaire.

Les familles gagnant 80 000$ par année auront droit à une subvention de 2719$. Ces familles ne reçoivent aucune aide actuellement.

Ces scénarios sont basés sur des frais de garde de 39$ par jour pour un nourrisson et de 33$ par jour pour un enfant d’âge préscolaire.

S’il n’a pas précisé combien de familles pourront bénéficier de ce programme, le premier ministre a rappelé que 71% des ménages néo-brunswickois ont un revenu annuel inférieur à 80 000$.

Contrairement aux subventions existantes qui étaient plafonnées à 55 000$, cette nouvelle aide pourrait d’ailleurs s’adresser à des ménages plus fortunés, dans le cas où les coûts de garderies représenteraient plus de 20% de leurs revenus.

À noter que seules les familles dont les deux parents travaillent ou poursuivent leurs études et qui ont des enfants âgés de 5 ans et moins pourront bénéficier de ce soutien financier.

D’autres exemples concrets peuvent être trouvés en ligne.

Le gouvernement a également concocté un simulateur qui permet aux familles d’évaluer l’aide dont elles pourront bénéficier en fonction de leur situation.

Brian Gallant a tenté de calmer les inquiétudes en précisant que les programmes d’aide existants seront maintenus pour les familles dont les enfants ne fréquenteront pas les futurs centres de la petite enfance.

Jusqu’à présent, Fredericton dépensait 15 millions $ par an pour aider les familles gagnant moins de 55 000$. En combinant les programmes en place avec la gratuité et les nouvelles aides, le budget annuel s’élève désormais à 31 millions $.

Le premier ministre croit que la mesure incitera plus de personnes à intégrer le marché du travail ou à poursuivre des études. Il estime que la province dispose désormais d’un système plus adapté que celui du Québec qui a mis en place un programme de garderie à 7$.

«Ceux qui en ont vraiment besoin paieront 0$ par jour, lance-t-il. Pour ceux qui se trouvent dans la classe moyenne et qui peuvent se permettre plus que les plus démunis, on ne veut pas qu’une trop grande partie de leur salaire serve à payer les services de garde alors ils auront un plus grand appui financier.»

Nouvelles places de garderies en vue à Moncton

Bonne nouvelle pour les parents: un projet de garderie francophone est en marche dans le nord de Moncton.

Cet établissement de 140 places serait construit sur la rue Ryan, à proximité de l’École Le Sommet, dans un secteur où la communauté francophone est en croissance.

Il s’agirait d’une garderie à but lucratif offrant un service de garde avant et après les classes. Les plans incluent trois aires de jeux destinées à différentes tranches d’âge.

L’an dernier, parents et professionnels du secteur soulignaient le besoin de services à la petite enfance en langue française à Moncton. Le manque de place oblige bien des parents à se tourner vers des garderies anglophones ou bilingues.

Bill Budd, directeur de l’urbanisme à la Ville de Moncton, note que le projet est parfaitement situé et répond à un besoin dans la zone. «Il y a très peu d’options de garderie dans le quartier nord et les listes d’attente des garderies existantes sont déjà pleines.»

La demande de modification de zonage a été acceptée en première lecture lundi par le conseil municipal.