Un clin d’œil aux anciens combattants de Campbellton

Une cinquantaine de bannières commémoratives honorant la mémoire d’anciens combattants de Campbellton pourraient décorer les poteaux de la ville les semaines précédant les célébrations du prochain jour du Souvenir.

Ce n’est pas à titre de mairesse de Campbellton, mais bien en tant que simple citoyenne que Stéphanie Anglehart-Paulin a présenté, mercredi, cette initiative à la Légion de l’endroit.

Une telle initiative n’est pas nouvelle en soi, on la retrouve notamment dans certaines villes comme Miramichi, St-Andrew et même déjà un peu à Campbellton.

«En 2016, nous avons reçu l’appel d’un résident de Saint-Jean qui désirait apporter quatre bannières du genre afin qu’on les installe sur nos poteaux puisque sa famille était originaire d’ici. On trouvait que c’était un très beau geste et on a accepté de les ériger», explique Mme Anglehart-Paulin.

Ainsi, quatre bannières commémoratives ont été installées à l’automne.

Adorant le concept, elle et un groupe de citoyens ont par la suite formé un comité afin de l’étendre à toutes les familles d’anciens combattants de la communauté.

Pour ce faire, on propose de produire les bannières pour les familles intéressées. Le coût de celles-ci est de 150$ à 200$. Et en tant que mairesse, Mme Anglehart-Paulin s’engage à ce qu’elles soient accrochées par la Ville.

Amasser des fonds

Dans les faits, les bannières sont moins dispendieuses à produire que le prix exigé. Mme Anglehart-Paulin et son groupe désirent toutefois se servir de ce moyen pour aider la Légion locale à d’amasser des fonds pour qu’il puisse doter son local d’un ascenseur.

«L’endroit actuel n’a que des escaliers et sa clientèle vieillit beaucoup. Ça aiderait d’avoir de l’équipement plus spécialisé», dit-elle.

Mercredi soir, le comité a présenté son projet à la Légion de Campbellton. L’initiative a charmé, si bien qu’en quelques heures à peine, une quarantaine de promesses d’achat a été récoltée.

«Ça va bien au-delà de nos espérances, car au départ on visait en avoir une cinquantaine seulement. On risque donc de dépasser», souligne Mme Anglehart-Paulin.
La Ville a-t-elle suffisamment de poteaux avec porte-bannière pour soutenir une telle initiative?

«Je ne crois pas que ce soit un problème. Je n’en connais pas le nombre exact, mais nous en avons plusieurs sur les rues Water et Roseberry, ainsi que pratiquement tout le long du boulevard du Saumon», note la mairesse.

Selon elle, le projet devrait définitivement aller de l’avant cette année. «Je crois qu’on peut s’attendre à voir flotter plusieurs bannières avant les célébrations du jour du Souvenir», promet-elle.