Un an après les protestations contre l’investiture de Donald Trump, des centaines de Néo-Brunswickois sont attendus dans la rue pour défendre les droits des femmes. Trois marches des femmes sont organisées ce samedi à travers la province pour rappeler qu’en matière d’égalité, la partie n’est pas encore gagnée.

Le 21 janvier 2017, des milliers de personnes marchaient tout autour de la planète, au lendemain de l’investiture de Donald Trump, pour rappeler avec force l’importance des droits des femmes.

Presqu’un an jour pour jour après la première Marche des femmes, ce samedi 20 janvier, trois évènements sont organisés à Fredericton, Saint-Jean et Miramichi. Une manière de rappeler qu’un long chemin reste à faire concernant les droits des femmes et l’égalité de genre.

«Il est temps de faire comprendre que défendre les droits des femmes, c’est défendre les droits humains et que défendre les droits humains, c’est aussi défendre les droits des femmes», déclare la coprésidente du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick, Jowell Mitchell.

Le Conseil des femmes sera présent à la marche de Fredericton et animera des tables rondes après le rassemblement. Il sera rejoint par le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB) qui, comme l’année dernière, fera le déplacement depuis Moncton.

«Il reste beaucoup de choses à faire concernant les droits des femmes et l’égalité des genres. Je ne peux pas dire qu’il y a eu beaucoup de changements concrets depuis l’année dernière», déplore la présidente par intérim du RFNB, Lyne Chantal Bourdeau.

Parmi ses priorités, le RFNB compte appuyer avec force la question des violences à caractère sexuel et rappeler l’importance du consentement, pour que la prise de conscience qu’a accompagnée le mouvement #MoiAussi se traduise en actes.

Un enjeu fondamental également pour Jewell Mitchell, qui rappelle que selon les révélations du Globe and Mail de février 2017, le Nouveau-Brunswick présentait en 2016 le plus haut taux de plaintes pour agressions sexuelles classées sans fondement au Canada, avec 32 % des plaintes déposées classées sans suite.

De nombreux autres enjeux seront portés à l’agenda de la manifestation par les organismes présents. Comme le rappelle la coprésidente du Conseil des femmes, il n’existe toujours pas de loi au Nouveau-Brunswick qui garantisse l’égalité salariale entre les hommes et les femmes dans le secteur privé: ce point devrait également être avancé.

Une marche solidaire et inclusive

En plus d’une occasion de mettre l’accent sur les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées au Nouveau-Brunswick, les organismes présents attendent de la marche qu’elle soit une belle manifestation de cohésion.

«C’est important pour toutes les femmes d’être solidaires. La Marche des femmes, c’est une base de solidarité pour des personnes confrontées à des difficultés similaires», explique la présidente par intérim du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick Lyne Chantal Boudreau.

«On croit à l’émancipation de toutes les femmes, peu importe leur race, leur âge, leur classe sociale, leur orientation sexuelle ou leur identité sexuelle.»

L’association organisatrice Women’s march Canada le rappelle d’ailleurs, tous sont bienvenus aux trois évènements qui prennent place au Nouveau-Brunswick, qui se veulent le plus inclusif possible.

À Fredericton, la marche débute à 14h à l’hôtel de ville. À Saint-Jean, la marche débute à 11h au Queen Square. À Miramichi, la rencontre a lieu à 14h au Creative Grounds Coffee.

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