Les grands honneurs pleuvent sur le Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska

Profitant de la tenue récente du colloque Clair 2018, l’organisation canadienne et internationale Idée éducation entrepreneuriale a grandement récompensé le Centre d’Apprentissage du Haut-Madawaska (CAHM) et son directeur, Roberto Gauvin.

L’école du District scolaire francophone Nord-Ouest est ainsi devenue la première école communautaire entrepreneuriale au monde à atteindre le plus haut niveau de valorisation, soit celui d’ECE QUASAR.

Quant à Roberto Gauvin, il est devenu vendredi soir le premier récipiendaire du Prix international Paul Gérin-Lajoie: Entrepreneur d’École.

Ce prix vise à reconnaitre le leadership d’avant-garde d’un directeur d’école qui a fait de son établissement d’enseignement un modèle d’environnement éducatif innovant.

«C’est une surprise totale. Il reste à analyser la portée de ce prix, mais je crois que c’est pour me féliciter et reconnaître ce que l’on a fait depuis quelques années», a expliqué Roberto Gauvin.

Celui-ci s’est dit profondément touché par la note que Paul Gérin-Lajoie, un véritable monument de l’histoire de l’éducation au pays, lui a personnellement fait parvenir par l’entremise de son fils qui participait au colloque Clair 2018.

«Votre métier n’est pas de tout repos… Rendre l’école meilleure a un mandat de grande importance, réussir à la faire progresser et réussir à la transformer exige un accompagnement sans relâche», a écrit Paul Gérin-Lajoie.

Un peu plus de 300 participants ont pris part au 9e colloque en éducation de Clair, dont le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, Sébastien Proulx, et le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, Brian Kenny.

En présence d’intervenants du domaine de l’éducation provenant du Nouveau-Brunswick et de l’étranger, ce rassemblement offrait durant trois jours une foire pédagogique, des échanges de pratiques gagnantes ainsi que plusieurs conférences majeures et activités diverses.

«Les enseignants sont à la recherche de nouvelles façons de faire, on a besoin de rencontres comme celle-là», a résumé Roberto Gauvin.

Un monstre sacré de l’éducation

Paul Gérin-Lajoie est un véritable monstre sacré de l’éducation à qui l’on doit les profondes transformations apportées au système éducatif québécois.

Aujourd’hui âgé de 97 ans, le détenteur d’un doctorat en droit constitutionnel obtenu à la prestigieuse université d’Oxford est devenu en 1964 le tout premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec.

Paul Gérin-Lajoie est le président fondateur de la fondation qui porte son nom et qui a été créé en 1977 afin de contribuer à l’éducation de base des enfants, à l’alphabétisation ainsi qu’ à la solidarité internationale.

Détenteur d’une douzaine de doctorats honorifiques, dont un de l’Université Mount Allison, il est aussi à l’origine de la fameuse Dictée P.G.L., ce concours et projet éducatif majeur de réputation internationale.

«C’est également une icône de la Révolution tranquille au Québec», a ajouté Roberto Gauvin, qui vient d’ailleurs tout juste de se procurer la biographie du philanthrope québécois.