C’est dans la Péninsule que la tempête a frappé le plus durement

La tempête qui a balayé une bonne partie du Nouveau-Brunswick, mardi et mercredi, a été beaucoup plus importante qu’initialement prévu par Environnement Canada. Alors que l’agence s’attendait à 10 cm, tout au plus, plusieurs régions ont été frappées par des conditions de blizzard.

La Péninsule acadienne a été la plus durement touchée par la tempête hivernale. À Pokemouche, mercredi matin, Environnement Canada a mesuré 32cm d’accumulation de neige. C’est l’endroit où il a le plus neigé au Nouveau-Brunswick.

Le Grand Moncton a reçu de 18 à 24 cm de neige, selon les endroits. Des accumulations similaires ont été enregistrées à Fredericton. De 10 à 18 cm sont tombés sur la région Chaleur.

«Le nord de la province y a pas mal échappé avec de 2 à 8 cm de rapportés», a souligné Claude Côté, météorologue pour Environnement Canada.

Les vents ont aussi soufflé fort. Des pointes de 80 km/h ont été signalées à Miscou et de 78 km/h dans le Grand Moncton. Le tout a créé des conditions de blizzard et même entraîné la fermeture de certaines routes, à Salisbury entre autres, où la visibilité était nulle.

«Des conditions de blizzard, c’est lorsque la visibilité est réduite à 400 mètres ou moins et qu’on a des vents soutenus de 40 km/h. Les secteurs de l’est, comme Moncton et Bas-Caraquet, on a eu de quatre à sept heures de conditions de blizzard.»

Les premières prévisions concernant le système météorologique qui a affecté la province laissaient croire que la Nouvelle-Écosse allait recevoir la majorité de la neige. En après-midi, mardi, les météorologues ont dû revoir leurs prévisions et émettre des avertissements de neige abondante pour le sud-est du Nouveau-Brunswick et le comté de Kent. Plus tard, en fin d’après-midi, d’autres alertes ont été envoyées pour tout l’est de la province.

Finalement, c’est le Nouveau-Brunswick qui a reçu toute la neige. Pourquoi les météorologues l’ont-ils plus ou moins vu venir?

«La trajectoire était pas mal ce qu’on avait prévu. Le système est passé au sud de la Nouvelle-Écosse. On dirait que la bande de neige vraiment intense associée avec ce système s’est déplacée plus au nord de la trajectoire. C’est la Nouvelle-Écosse qui devait recevoir plus de neige», a expliqué M. Côté.

La tempête a entraîné une vague de fermetures. La majorité des écoles francophones du sud sont restées fermées pour la journée et l’Université de Moncton a seulement ouvert son campus à 13h. Les élèves de la Péninsule acadienne n’ont aussi pas eu d’école mercredi et les étudiants de l’Université de Moncton non plus.

Un hiver qui persistera

Vendredi, quand la marmotte sortira de son terrier, le rongeur devrait prévoir un hiver plus long selon les analyses d’Environnement Canada.

Au Nouveau-Brunswick, à plus court terme, on prévoit du temps plus doux, mais à long terme, ce n’est pas du tout la tendance qui se dessine.

«Pour mercredi et jeudi, ce sera du temps plutôt frais. Après ça, un autre système apportera des conditions plus douces. Plusieurs régions vont voir des conditions au-dessus du point de congélation vendredi, mais ce sera le dernier jour doux (avant un certain temps)», a souligné le météorologue, Claude Côté.

Pour les deux prochaines semaines, Environnement Canada prévoit des températures sous les normales saisonnières après un épisode plus doux cette fin de semaine. Les météorologues surveillent un système qui pourrait apporter de la neige lundi et mercredi.

«L’hiver n’est pas fini», avertit M. Côté.

«Un peu comme l’année passée. On se souvient le printemps avait tardé. Ça s’oriente vers ça encore une fois», a ajouté le météorologue.

En général, on va connaître des conditions plus froides que la normale pour février, mars et avril.