Épandage d’herbicides: les maires de Kent expriment des inquiétudes

Les opposants à l’épandage d’herbicides de Kent reçoivent un appui important de leurs élus. Un groupe de 17 maires de municipalités et présidents de DSL a reconnu que «plusieurs souhaitent l’abolition totale de l’épandage» dans ses cinq enjeux politiques prioritaires.

Avec des élections provinciales et fédérales qui se dérouleront au cours des 18 prochains mois, les dirigeants locaux de Kent ont pris des démarches afin d’avoir une vision politique solidaire. La Commission des services régionaux de Kent (CSRK) a présenté la semaine dernière une liste de 17 enjeux politiques à son conseil d’administration. Afin d’être retenu, un sujet devait obtenir au moins 12 votes (70%).

Les cinq priorités choisies comprennent les deux dossiers d’infrastructure majeurs de la région, soit l’élargissement à quatre voies de la route 11 de Bouctouche à Miramichi et le maintien et l’amélioration des services à l’Hôpital Stella-Maris de Sainte-Anne-de-Kent.

Ils incluent également l’accès à un outil cartographique permettant de mieux prédire les impacts des changements climatiques, ainsi qu’un meilleur soutien aux agriculteurs de la région et l’amélioration de la mise en marché des produits locaux.

Les élus ont aussi pris position sur un dossier plus controversé, soit l’épandage d’herbicides. Les représentants de la CSRK aborderont le sujet avec le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux.

«Il y avait un consensus qu’il y a des inquiétudes par rapport à ça, et les maires veulent le souligner collectivement au gouvernement», explique Maurice Maillet, président de la CSRK

«L’épandage de produit chimique pour le contrôle de la végétation en forêt est devenu un enjeu important pour les gens de la région de Kent. Plusieurs souhaitent l’abolition totale de l’épandage en raison des risques que ceci peut apporter à la santé humaine, animale et végétale», peut-on lire dans le dossier des priorités.

Denise Melanson, du Conseil des Canadiens de Kent, était très heureuse d’apprendre la nouvelle. Celle qui milite pour l’abolition du glyphosate au Nouveau-Brunswick espère que le message sera entendu par les décideurs à l’échelle provinciale et fédérale.

«Wow, je suis contente! C’est merveilleux. Le dossier est très important. Ça veut dire que les gens comprennent que ce qu’on nous dit et la façon que c’est présenté ne représentent pas nécessairement la réalité de la science et de la pratique. On veut protéger la forêt, les humains, les animaux et l’eau.»

Les élus de Kent ne sont pas les premiers à prendre position sur l’épandage d’herbicides. En août, la maire de Moncton Dawn Arnold avait dénoncé l’épandage de glyphosate près de la source d’eau potable de la grande région.