Au tour du Comité permanent de santé de Saint-Quentin de hausser le ton

Le Comité permanent de santé de Saint-Quentin demande au Réseau de santé Vitalité la présence de deux infirmières et d’un médecin formés pour administrer les traitements de chimiothérapie à l’Hôtel-Dieu Saint-Joseph de Saint-Quentin (HDSJSQ).

Joanne Fortin du Comité permanent de santé de Saint-Quentin mentionne qu’étant donné le refus du Réseau de santé Vitalité d’accorder une formation appropriée en oncologie aux médecins et aux infirmières, que son comité se questionne par rapport à la logistique liée au traitement de la chimiothérapie à Saint-Quentin.

«Dans tous les sites satellites, des médecins généralistes ont été formés au Centre d’oncologie et assurent un suivi médical ainsi qu’une présence dans les cliniques d’oncologie. Ce n’est pas le cas dans les hôpitaux de Grand-Sault et de Saint-Quentin. Le suivi médical est assuré par des médecins formés d’Edmundston, mais ils ne peuvent assurer une présence lors de complications durant l’administration des traitements. Le niveau de soin dans ces sous-satellites n’est donc pas le même que dans les autres cliniques d’oncologie du réseau», a expliqué Mme Fortin.

La population du Restigouche-Ouest a droit aux mêmes standards de qualité et de sécurité que partout ailleurs au Nouveau-Brunswick, indique Mme Fortin.
Gilles Lanteigne, président-directeur général du conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité, mentionne avoir eu une bonne discussion avec les membres du Comité permanent de santé de Saint-Quentin, le 6 février.

«On a proposé aux membres du comité de travailler en collaboration avec nous dans un esprit d’amélioration des services. Il est également important de définir quelle offre de services répondrait mieux à la population. On leur a proposé d’avoir un mandat commun, mais cela ne veut pas dire d’être en accord avec le Réseau de santé Vitalité. On veut établir un forum de discussions franc et honnête. On est en train de finaliser la mise en place d’un modèle ou une équipe composée de sept à neuf personnes, sur une base rotative, sera capable d’avoir suffisamment de volume pour être conforme aux normes et offrir les services à Grand-Sault et à Saint-Quentin», explique M. Lanteigne.

Quant aux inquiétudes soulignées par la communauté, M. Lanteigne dit qu’elles se dissiperont une fois que les gens auront vu que les services sont maintenus et qu’ils sont accessibles.

«Il y a certaines personnes qui doivent voyager pour bénéficier des soins et cela est en fonction du type de cancer et du protocole de traitement. Il n’y a pas de soins intensifs à Grand-Sault ou à Saint-Quentin et ce n’est pas possible de les développer. Nous allons continuer de donner les services aux autres patients dans leur communauté», a souligné M. Lanteigne.

Selon Mme Fortin, certains patients de la chimiothérapie menacent d’arrêter leur traitement s’ils ne reçoivent pas leurs soins à Saint-Quentin.

«Le milieu familial est très important et recevoir des services dans sa communauté est notre objectif.»