Deux ans de probation pour avoir frappé le nouveau conjoint de son ex-épouse

Un homme de Moncton écope d’une peine de deux ans de probation pour avoir frappé le nouveau conjoint de la mère de ses enfants à la tête avec un tuyau de métal.

Le 20 janvier 2017, Michael Christopher Richard est allé à l’appartement de Wallace Lawlor, le nouveau conjoint de son ex-femme, afin de le confronter à propos de ce qu’il interprétait comme de mauvais traitement de ses deux enfants.

Une dispute a éclaté. M. Richard, âgé de 41 ans, a frappé l’autre homme avec un tuyau de métal. Durant la bagarre, M. Richard a reçu quelques coups de poing.

Un agent de la GRC est arrivé sur les lieux. Il a observé du sang sur les deux hommes, ainsi que sur le plancher. Il a demandé des explications. M. Lawlor a répondu qu’il était tombé dans les escaliers, puis que M. Richard lui offrait son aide.

M. Lawlor est allé à l’hôpital, où il a encore une fois menti à propos de la cause de ses blessures.

Deux jours plus tard, il est allé au poste de la GRC, où il a fait une déclaration par rapport à l’agression armée.

M. Richard a été arrêté, puis relâché à condition qu’il n’ait aucun contact avec M. Lawlor et qu’il ne se rende pas à sa résidence.

Le 11 avril, M. Richard est allé à l’appartement de M. Lawlor – malgré son engagement à la cour – afin de retourner des objets appartenant à son ex-femme, Jennifer Richard. M. Lawlor est arrivé et il a demandé à M. Richard de partir. M. Richard a demandé à Mme Richard si elle allait chercher les enfants. Quand elle a refusé, il a proféré des menaces de mort.

Mercredi, M. Richard a assisté à son audience de détermination de la peine après avoir plaidé coupable à quatre accusations qui pesaient contre lui. Ils comprennent des accusations de voies de fait avec une arme et d’être entré dans une résidence avec l’intention d’y commettre un acte criminel. Il était aussi accusé d’avoir proféré des menaces de mort et d’avoir brisé les conditions d’un engagement à la cour.

La procureure de la Couronne, Mélanie Poirier LeBlanc, et l’avocat de la défense, Scott Fowler, ont soumis une recommandation conjointe de temps déjà passé en détention et d’une période de probation de 2 ans. M. Richard a déjà passé près de 9 mois de détention à domicile. Les avocats ont aussi demandé une interdiction de posséder des armes à feu de 10 ans. Il devra également soumettre un échantillon d’ADN.

La juge de la Cour provinciale Jolène Richard a exprimé des doutes à savoir si la peine était assez sévère. Elle a cependant fini par accepter la recommandation, après avoir reçu des arguments additionnels des avocats. Notamment, les deux victimes ont appuyé la sentence recommandée et ont fait savoir qu’ils sont soulagés de ne pas avoir à témoigner dans le cadre d’un procès.