Langue française en Acadie: Roxann Guerrette s’excuse

Critiquée par les uns, applaudie par les autres, l’ancienne présidente de la fédération étudiante de l’Université de Moncton (FÉÉCUM), Roxann Guerrette s’est excusée, mercredi matin, sur son fil d’actualité Facebook, pour ses propos controversés sur l’état du français en Acadie.

La jeune femme originaire de Ste-Anne-de-Madawaska effectue un stage de six mois à Marseille, en France, dans le cadre de son doctorat en sciences de la vie. Sur sa page Facebook, elle avait décrit son malaise et sa gêne de parler sa langue maternelle lors de son séjour. «J’ai honte de ma langue», avait-elle écrit.

Ses propos ont ouvert la voie à un débat passionné qui a rapidement pris de l’ampleur sur le réseau social. Plusieurs centaines d’internautes ont réagi, les uns saluent son témoignage, tandis que d’autres lui reprochent de dénigrer sa langue et ses origines, parfois avec des mots assez durs.

Mme Guerrette, qui a refusé nos nouvelles demandes d’entrevue, veut maintenant tourner la page sur cet épisode, qui semble l’avoir déstabilisée.

«Je n’ai plus le choix, j’ai créé un désastre chez moi. Je m’excuse du plus profond de mon cœur d’avoir insulté mes amis, mes collègues, mes voisins et mes ancêtres. Il m’a été suggéré d’enlever toute trace de ce dilemme que j’ai créé pour éviter de perdre des amitiés que je valorise beaucoup plus qu’une opinion ou un mouvement. J’ai été trop maladroite avec un sujet qui est trop fragile et qui touche trop de gens. S’il vous plaît (sic) ne laisser (sic) pas mes bêtises ignorantes vous secouer. Je ferme ma gueule pour de bon et je m’efface. Je m’excuse!»