Un organisme québécois veut nettoyer nos dépotoirs illégaux

Un organisme basé au Québec et spécialisé dans le nettoyage des dépotoirs illégaux veut s’attaquer à ceux du Nouveau-Brunswick.

C’est avec l’aide de bénévoles et des partenariats avec les secteurs privés et publics que l’organisme PurNat nettoie les terrains où s’accumulent vieux frigo, pneus, électroménagers, déchets ou carcasses de voitures.

Depuis novembre 2014, 850 tonnes de déchets ont été ramassées au Québec. PurNat veut maintenant étendre ses activités au Nouveau-Brunswick.

«Ce que je constate au Nouveau-Brunswick, c’est qu’il y a beaucoup de dépotoirs illégaux qui sont orphelins, personne ne s’en occupe. Je constate aussi que les citoyens sont un peu désabusés de ce genre de problème. Les gouvernements n’agissent pas nécessairement, soient par manque de financement ou autres… et il y a une ampleur tout de même importante», lance son président et cofondateur, Marcel Poiré.

«Ça cause un problème environnemental mais aussi au niveau touristique. Il y a des coûts face à ça. Il y a la flore, la faune. En fin de compte, ça cause plusieurs problèmes et pour moi c’est important d’intervenir dans ce dossier-là», poursuit-il.

Identifier les dépotoirs

Cela fait plus d’un an que Marcel Poiré regarde les possibilités au Nouveau-Brunswick et l’homme a fait des recherches, en plus de rencontrer des gens. Il a déjà identifié quelques secteurs problématiques dans le coin de Frédéricton et dans le Madawaska.

Il demande maintenant l’aide des citoyens pour identifier les dépotoirs illégaux dans la province. Dans un peu plus d’un mois, l’organisme lancera une carte interactive sur son site web pour permettre aux gens d’identifier les endroits à problèmes.

«On veut que les gens soient nos yeux et que lorsqu’ils se promènent, ils prennent des photos et nous envoie l’information. Quel genre de dépotoir que c’est et l’historique», explique Marcel Poiré.

Le président de Purnat espère pouvoir s’atteler à la tâche dès cette année dans la province. Une fois les sites identifiés, il fera du démarchage auprès de partenaires potentiels.

«On évalue les coûts et on regarde au niveau du budget. Par exemple la municipalité peut avoir 50 ou 60% du budget et à ce moment là on va aller chercher l’excédent à l’extérieur, soit un partenaire privé ou public. Ou des gens pourraient donner un 50$ ou un 100$ pour aider», précise-t-il.

Un événement «clé en main» est ensuite organisé et des bénévoles nettoient le site.

Les déchets sont triés dans des conteneurs, qui sont ensuite envoyés à des organismes qui recyclent.