Une nouvelle école primaire francophone à Moncton

Une nouvelle école primaire francophone sera construite dans le nord de Moncton afin de désengorger les établissements du secteur.

La ville continue d’être victime de sa popularité auprès des francophones et les élèves de la région sont de plus en plus à l’étroit.

C’est pourquoi le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Brian Kenny, a annoncé jeudi que la province avait prévu 2 millions $ dans son budget 2018-2019 pour faire l’acquisition d’un terrain afin d’y construire une école pour les élèves de la maternelle à la huitième année.

L’investissement permettra également de préparer les devis architecturaux du nouvel établissement.

Cette école était la principale priorité du District scolaire francophone Sud.

«Nous sommes bien heureux d’apprendre cette nouvelle-là», a commenté le président du Conseil d’éducation du District (CED), Paul Demers.

Le nombre d’élèves «augmente chaque année et à un moment donné il va y avoir des débordements. Cette nouvelle école est nécessaire pour répondre aux besoins d’une éducation de qualité.»

Paul Demers – Archives

L’emplacement exact n’a pas encore été choisi, mais l’établissement doit permettre de désengorger l’école intermédiaire Le Mascaret et l’école secondaire L’Odyssée, qui partagent le même bâtiment, ainsi que l’école primaire Le Sommet.

La capacité d’accueil de l’établissement n’a pas encore été déterminée non plus.

Des classes mobiles ont déjà été installées au Sommet faute d’espace à l’intérieur même si l’école a ouvert ses portes il y a à peine quatre ans.

La surpopulation oblige aussi L’Odyssée à utiliser des locaux prévus pour Le Mascaret.

À long terme, le District scolaire songe à transférer les élèves du Mascaret vers la nouvelle école afin de libérer de l’espace pour ceux de L’Odyssée.

La nouvelle école pourrait également accueillir les élèves sortants des écoles Saint-Henri et Sainte-Bernadette, de la 6e à la 8e année.

La construction qui pourrait s’échelonner sur 16 à 22 mois ne devrait pas commencer avant l’an prochain.

Paul Demers ne craint pas pour l’avenir du projet même si des élections provinciales auront lieu avant que la construction débute.

«Si on annulait les plans (après les élections), je peux vous dire que nous serions sur les talons du gouvernement. Le CED ne laisserait pas quelque chose comme ça se faire sans protestation.»

Une nouvelle école francophone pour les élèves de la 3e à la 8e année de Dieppe qui doit ouvrir ses portes en septembre est déjà en construction.

Ailleurs dans la province

Fredericton consacrera 105 millions $ en 2018-2019 pour réaliser des études sur l’état des infrastructures de 15 écoles aux quatre coins de la province.

Ces études aideront le ministère de l’Éducation et les districts scolaires à déterminer si ces écoles ont besoin de rénovations majeures ou s’il serait plus adéquat de les remplacer par de nouvelles infrastructures.

Du côté francophone, les écoles visées dans le Nord-Est sont l’école secondaire Népisiguit, l’école Marie-Esther et l’école Louis-Mailloux. L’école Saint-Jacques subira un examen similaire dans le Nord-Ouest.

L’école Mgr-Marcel-François-Richard, l’école Mathieu-Martin, l’école Amirault, l’école Saint-Henri et l’école Sainte-Anne feront également l’objet d’études dans le District scolaire Sud.

Ces études prendront entre trois et huit mois à être complétées.