Le Club VTT Acadien est à la recherche de 160 000$

La popularité grandissante du VTT ne se dément pas dans la Péninsule acadienne. À tel point que le Club VTT Acadien, qui couvre la région du Grand Caraquet, est à la recherche de 160 000$ pour réparer un sentier de 8 kilomètres, qui s’étend du chemin Lavigne jusqu’à la route 11, explique Yvon Duguay, président du Club VTT Acadien.

Lundi soir, la Ville de Caraquet a accepté d’investir 10 000$ sur une période de deux ans. Le Club VTT a aussi l’intention d’aborder la question avec la municipalité de Bas-Caraquet. Il entend recueillir la différence grâce à des commanditaires et à des campagnes de financement.

En tout, il espère récolter 30 000$ cette année, en plus de recevoir une aide financière de 30 000$ de la Fédération des VTT du Nouveau-Brunswick.

À moyen terme, l’objectif est de réparer les sentiers qui relient la Péninsule acadienne à la région Chaleur.

«Du 15 avril au 15 décembre, on a accès à une partie de la piste cyclable à partir de Bertrand. Il y a des sections qui ne sont pas trop développées. Ça passe dans des terres marécageuses et ainsi de suite. Ça fait partie de nos projets.»

Le but à long terme est de développer une industrie de VTT qui roule douze mois par années. À l’heure actuelle, le sport est plutôt pratiqué en hiver, souligne Yvon Duguay.

Pour M. Duguay, ce ne serait pas seulement les quelque 1200 membres de différents clubs VTT des régions de Caraquet, Shippagan et Paquetville qui en profiteraient. Le potentiel d’attirer des gens de l’extérieur est très important.

Au cours des derniers mois, il a constaté une hausse du nombre de gens provenant de l’extérieur qui décident de passer la nuit dans des lieux d’hébergement, dont le Motel Super 8 à Caraquet et les Chalets de la plage de Bas-Caraquet.

«Le VTT attire beaucoup de gens de l’extérieur. Ce serait intéressant que quelqu’un puisse faire une étude des retombées économiques dans la Péninsule. Pour quelqu’un qui fait du quatre-roues, juste la nourriture et l’essence, c’est au moins 50$ par jour.»

Depuis quelques années, Annie Thériault, directrice des Chalets de la plage de Bas-Caraquet, déploie des efforts pour attirer davantage de motoneigistes. Cet hiver, elle a commencé à en faire autant pour séduire les amateurs de VTT.

«On a commencé à faire de la promotion dans les sentiers. On s’attend éventuellement à faire de la promotion sur les sentiers à l’extérieur de la Péninsule. On offre aussi des forfaits.»

Les efforts commencent à faire des petits.

«On a enregistré au moins une dizaine de nuitées de gens qui sont venus faire du quatre-roues. On va poursuivre sur notre lancée.»