Des contaminants retrouvés dans le sol d’une future école de Campbellton

Des tests effectués l’an dernier sur le site choisi pour accueillir la nouvelle école primaire anglophone à Campbellton démontrent de la présence de certains contaminants en quantité supérieure aux normes acceptables.

Un rapport de la firme Roy Consultant, datant de mai 2017 démontre que le sol sur le site choisi – situé au coin des rues Arran et George – possède des niveaux de contaminants qui excèdent les limites permises.

Les échantillons prélevés lors des tests conduits entre le 15 et le 17 mai 2017 révèlent en effet la présence trop élevée de chlorure, d’aluminium et de fer. Des traces d’huiles ont également été rapportées, vestiges probables de l’ancien aréna qui trônait à cet endroit auparavant.

Des travaux d’excavations ont également démontré la présence de débris enfouis sur le site, comme des morceaux de tuyauterie, d’acier et de ciment, probablement utilisés comme matière de remblaiement.

Dans son rapport, la firme suggère notamment d’effectuer le remplacement du sol contaminé par un sol adéquat avant de commencer la construction de l’établissement. Ces travaux nécessiteraient le remplacement d’une grande quantité de sols.

Le terrain en question doit accueillir la future école primaire (maternelle-8e) régionale anglophone. Elle remplacera les écoles actuelles du Restigouche-Centre, Lord Beaverbrook, Campbellton Middle School et Tide Head School. Constuit au coût de 23,1 millions $, ce nouvel établissement aura une capacité d’environ 360 élèves. Annoncée l’été dernier, l’école devrait voir le jour en 2020. Elle devrait occuper un espace d’environ 4300 mètres carrés.

Situé derrière l’école secondaire anglophone (Sugarloaf Senior High School), le terrain fait 8,6 acres. Il était autrefois occupé en partie par l’ancien aréna de Campbellton – le Memorial Gardens –, démoli au milieu des années 1990.

Par la suite, le terrain a été laissé vacant, bien qu’utilisé occasionnellement depuis par la Ville pour son Festi-Neige et comme zone de déchargement de neige, ce qui pourrait avoir contribué à une certaine contamination (sel, autres produits chimiques pour le déglaçage, huile, essence, etc.).

Le sol utilisé pour le remblaiement du site de l’aréna aurait également été de piètre qualité.

Questionné au sujet de la position du gouvernement dans ce dossier, le ministère responsable, Transports et Infrastructures, a confirmé qu’en dépit de ces découvertes, le site était toujours le choix du gouvernement pour la future école.

«Les problèmes avec le sol sur les sites de projets ne sont pas rares lors de l’utilisation d’un site préalablement développé. La contamination est mineure et tout sol concerné (contaminé) sera traité tôt dans la phase de construction», a indiqué Jeremy Trevors, responsable des communications au ministère.

Ce dernier a tenu à préciser que le ministère était en processus de trouver un architecte pour le projet. «Toutefois, sans un architecte en place pour le moment, il est difficile de dire quelle sorte de remédiation sera requise», souligne-t-il.

Selon lui, une firme d’architecte devrait être embauchée dans les mois à venir et sera responsable de développer un plan. Un appel d’offres pour la construction sera émis par la suite en janvier 2019. La construction devrait pour sa part débuter comme prévu en avril de la même année.