Robert Gauvin tentera sa chance sur la scène politique

Après avoir personnifié des politiciens, dont l’ancien député néo-démocrate Yvon Godin, pendant de nombreuses années dans des sketchs d’humour, Robert Gauvin souhaite maintenant tenter sa chance dans l’arène politique provinciale.

Mercredi, l’humoriste et comédien a confirmé son intention de se lancer dans la course à l’investiture du Parti progressiste-conservateur dans Shippagan-Lamèque-Miscou, en prévision des élections de cet automne, lors d’un ralliement à Shippagan. La circonscription est actuellement représentée par Wilfred Roussel du Parti libéral.

Robert Gauvin espère suivre les traces de son père, Jean Gauvin, qui a été député progressiste-conservateur dans la région de Shippagan, les îles Lamèque et Miscou, de 1978 à 1987 et ensuite de 1991 à 1995.

S’il peut théoriquement encore y avoir d’autres individus intéressés par l’investiture, la présence de Robert Gauvin semble susciter beaucoup d’engouement auprès des militants du Parti progressiste-conservateur de Shippagan-Lamèque-Miscou. Plus de 200 personnes étaient présentes à une rencontre à Shippagan et ses propos ont été accueillis par une salve d’applaudissements.

«Ça fait presque neuf mois que j’y pense et ça fait neuf mois que j’essaie de me convaincre de ne pas le faire, mais à un moment, quand il y a quelque chose qui te tire dans le cœur, on n’a pas le choix, il faut le faire. Je sais que si je ne le fais pas, à 70 ans, je vais le regretter.»

Robert Gauvin a aussi rencontré le chef du parti, Blaine Higgs, à quelques reprises avant d’annoncer sa décision.

C’est à l’occasion de ces tête-à-tête que M. Higgs, un ancien militant du Confederation of Regions (CoR), un parti anti-bilinguisme, aurait réitéré son engagement envers le bilinguisme et la dualité linguistique.

«Il est pour la dualité. J’ai eu toute cette assurance avant de me présenter. Je ne serais pas du tout ici si je lui avais parlé de dualité et de bilinguisme et qu’il m’avait dit qu’il n’est pas certain.»

Robert Gauvin est très actif sur la scène culturelle au Nouveau-Brunswick. Il est bien connu pour son interprétation de Noume au Pays de la Sagouine.

Il n’est pas la seule figure culturelle à s’intéresser à la politique dans la Péninsule acadienne. En 2017, Isabelle Thériault, musicienne et ancienne directrice artistique du Festival acadien de Caraquet, a été choisie par les militants du Parti libéral pour les représenter aux prochaines élections dans la circonscription de Caraquet.