Femmes en politique provinciale: un pas dans la bonne direction

Les femmes représentent un peu plus du tiers des candidats aux élections provinciales à moins de six mois du jour du scrutin.

La saison du repêchage politique bat son plein au Nouveau-Brunswick en prévision du match du mois de septembre.

Les partis politiques ont déjà recruté officiellement 94 candidats et 34 d’entre eux ou 36,2% sont des femmes.

Selon Norma Dubé du groupe Femmes pour 50%, «la tendance est dans la bonne direction» afin d’atteindre la parité homme-femme parmi les candidats.

Femmes pour 50% a été fondé l’an dernier par douze femmes de divers horizon qui souhaitent favoriser la participation des femmes en politique provinciale.

«Tout progrès sera célébré, mais notre objectif est encore de 50% parce que ça va représenter une démocratie plus saine pour la province.»

Le Parti libéral possède jusqu’ici l’équipe la plus complète avec 28 candidats, dont 12 femmes (42,9%), suivi par le Parti progressiste-conservateur avec 24 candidats, dont 7 femmes (29,2%).

Le Parti vert qui a recruté officiellement 19 candidats jusqu’ici, dont 8 femmes (42,1%), est talonné de près par l’Alliance des gens et ses 17 candidats, dont 3 femmes (17,6%).

Le Nouveau Parti démocratique compte quant à lui 6 candidats officiels, dont 4 femmes (66.6%).

Mme Dubé estime qu’il est encore temps pour les partis d’atteindre la parité homme-femme avant les élections puisque la majorité des congrès d’investiture n’ont pas encore eu lieu.

«Nous sentons une différence réelle pour les élections de 2018. Il y a vraiment des efforts qui sont faits pour recruter des femmes.»

Il ne suffit toutefois pas de recruter des candidates, il faut également les faire élire, souligne la porte-parole.

Lors des élections de 2014, 32,3% des candidates étaient de sexe féminin, mais seulement 16,3% des élus étaient des femmes.

«Je pense qu’il n’y a personne qui pense que 16% c’est acceptable en terme de représentation des femmes», affirme Norma Dubé.

C’est le Parti vert qui s’était le plus approché de la parité il y a quatre ans avec 47,8% de candidates, suivi du NPD (30,6%), du Parti progressiste-conservateur (28,5%), de l’Alliance (27,8%) et du Parti libéral (26,5%).

Femmes pour 50% offrent plusieurs outils sur son site web afin d’aider les candidates dans leur parcours politique, mais au final, ce sont les partis qui doivent faire l’essentiel du travail pour recruter des femmes, rappelle Mme Dubé.

Les partis ont d’ailleurs plus intérêt que jamais à présenter des candidates dans des circonscriptions où elles pourraient faire bonne figure en raison d’un récent changement à la formule du financement public des partis.

Après les élections, les votes pour une candidate vaudront dorénavant 50% de plus que les votes pour un candidat dans le calcul du financement public des partis.

Aucun des deux principaux partis politiques qui s’échangent habituellement le pouvoir à Fredericton ne s’est engagé à atteindre la parité homme-femme lors des élections.

Le chef du Parti libéral, le premier ministre Brian Gallant, a cependant signalé son intention de présenter autant d’hommes que de femmes dans les circonscriptions qui ne sont pas déjà représentées par un député libéral ou dans lesquelles le libéral sortant a choisi de ne pas solliciter de nouveau mandat.

Pour le moment, les libéraux comptent huit femmes (61,5%) parmi leurs 13 nouveaux candidats. Selon la même formule, les progressistes-conservateurs ont 4 femmes (44,4%) dans leur équipe de nouveaux candidats qui en compte 9 au total.