Pas de travaux majeurs sur le pont Flatlands-Matapédia avant 2020

Il faudra visiblement attendre encore quelques années avant de voir des travaux en profondeur être effectués sur le pont interprovincial qui enjambe la rivière Restigouche entre les communautés de Flatlands au Nouveau-Brunswick et Matapédia au Québec.

De l’avis général, le pont interprovincial est en bien piètre état et aurait besoin «d’amour», surtout en raison de la portion néo-brunswickoise où la chaussée est particulièrement cahoteuse. Ceci dit, les besoins vont au-delà du simple revêtement.

Le ministère des Transports du Québec a confirmé cette semaine aux élus de la MRC d’Avignon qu’ils devront patienter encore un moment avant que des travaux d’envergures ne soient entrepris sur cette structure. Ceux-ci ne figurent pas à l’intérieur de la programmation de l’entretien des routes prévue sur le territoire pour 2018-2020.

Le pont interprovincial reliant Flatlands et Matapédia (QC) a besoin de rénovations majeures. Ci-dessus, un aperçu de l’état du revêtement d’asphalte à l’entrée de la province du Nouveau-Brunswick. – Acadie Nouvelle: Jean-François Boisvert

Dans le cadre d’une rencontre informative avec les membres de la MRC, le directeur général régional (Gaspésie, Bas-Saint-Laurent et Îles-de-la-Madeleine) du ministère des Transports, Yves Berger, a indiqué qu’aucun travail de grande ampleur n’est prévu pour le pont dans cette programmation. Au plus, quelques travaux d’asphaltage mineurs seront effectués en attendant, question de boucher les nombreux trous nids-de-poule qui minent le pont et gênent le trafic routier.

«Le pont est encore sécuritaire, mais c’est certain que son âge commence à paraître», a expliqué M. Berger, notant que les travaux devant être effectués sont considérés comme majeurs par le ministère. Selon lui, on doit refaire toute la dalle et les côtés du pont, ainsi que retravailler des piliers.

«On parle de travaux de plusieurs millions. Et en attendant qu’ils se réalisent, on ne va pas aller mettre de l’asphalte à la grandeur (du pont). On va réparer les trous, faire un peu d’entretien», a-t-il ajouté.

Qu’à cela ne tienne, le pont demeure un projet prioritaire au niveau du ministère. En raison de l’importance stratégique du pont – utilisé notamment comme détour lorsqu’un problème survient sur son confrère, le pont interprovincial J.C. Van Horne qui relie Campbellton et Pointe-à-la-Croix –,  M. Berger prévoit que les futurs travaux se feront en alternance, donc que le pont ne sera pas fermé en entier. La circulation devrait ainsi toujours être maintenue sur au moins une voie et être contrôlée par l’entremise de feu de circulation.

«On veut éviter qu’il y ait une file de véhicules qui s’accumule sur la 132 (QC) ou de l’autre côté au Nouveau-Brunswick», a-t-il indiqué aux élus.

Bien que le pont soit la responsabilité des deux provinces, celles-ci se sont entendues selon M. Berger pour que les travaux soient pris en charge par le Québec.

Selon M. Berger, le sous-ministre du ministère des Transports du Québec doit rencontrer sous peu son vis-à-vis du Nouveau-Brunswick afin d’établir un plan d’action concernant la réfection du pont.

Contacté à ce sujet, le ministère des Transports du Nouveau-Brunswick confirme que des discussions préliminaires ont eu lieu avec Québec.

Travaux sur le J.C. Van Horne

Si le pont interprovincial de Flatlands-Matapédia doit prendre son mal en patience, les travaux ont obtenu leur feu vert sur son vis-à-vis, le pont J.C. Van Horne (aussi appelé Rivière Restigouche no.1). D’importantes réparations doivent en effet avoir lieu sur ce dernier à compter de cet été. Selon un porte-parole de Services publics et Approvisionnement Canada, la nature des travaux est toujours en évaluation. Mais déjà on parle d’asphaltage, de réparations aux structures de ciment et d’acier, ainsi que de travaux de peinture.

Le coût du projet n’a pas encore été défini puisque le processus d’appels d’offre est toujours en cours. Puisqu’il ne connaît pas encore la portée précise des travaux, le ministère n’ose pas pour le moment s’avancer sur la durée de ceux-ci.