Un crabe géant près du pont de Shippagan?

La Ville de Shippagan songe à développer un projet touristique d’envergure. Une halte touristique pourrait être aménagée sur la 16e rue, près du pont Shippagan-Lamèque au cours des prochaines années.

La municipalité prévoit notamment d’y installer le Gloucester 30, construit en 1953. Le bateau est l’un des derniers de la flotte Gloucester à exister au Nouveau-Brunswick et il symbolise une période importante de la pêche commerciale à Shippagan.

D’autres éléments plutôt insolites sont aussi envisagés, comme l’aménagement d’un crabe géant et même une sorte de panneau géant avec le nom de la municipalité, comme à Hollywood, en Californie.

Le tout serait situé sur un terrain acquis récemment par la municipalité et situé en face du parc Duguay-Mallet et à côté du restaurant Pinokkio, explique Anita Savoie Robichaud, maire de Shippagan.

La valeur du projet est évaluée à 1,5 million$, ajoute-t-elle.

L’endroit est déjà fréquenté par plusieurs touristes, car il offre une belle vue sur la flottille de crabiers qui sont entreposés au Centre de services maritimes à la fin de la saison de pêche, explique pour sa part Jules Desylva, directeur des loisirs et du développement communautaire.

Après des rencontres avec des consultants, il a été déterminé que cet endroit demeure idéal pour le développement d’une halte routière.

«On a eu des sessions de remue-méninges pour voir ce qu’on a d’unique. On ne peut pas réinventer la roue. Ici, la vie tourne beaucoup autour de la pêche. Alors, c’est quoi notre gros M de McDonald’s? C’est la flottille. On passe devant souvent. Les visiteurs débarquent pour voir les gros bateaux. C’est quelque chose! Le consultant nous a éveillés là-dessus.»

Des appels d’offres seront lancés prochainement pour développer les plans.

«On cherche un projet clé en main, c’est à dire, la demande va comprendre des éléments d’ingénierie, de positionnement, de signalisation. C’est où le meilleur endroit pour installer un gros “SHIPPAGAN”, un crabe géant? Que faut-il faire pour assurer la protection des berges? Et ainsi de suite»

Si tout se déroule comme prévu, la halte routière pourrait voir le jour dans deux ou trois ans, croit M. Desylva.