Un nouvel appareil d’échographie pour l’hôpital de Saint-Quentin

Accusés depuis plusieurs mois de participer à l’effritement des services offerts à l’hôpital Hôtel-Dieu-Saint-Joseph de Saint-Quentin, la direction du Réseau de santé Vitalité s’y est déplacée lundi matin pour tout le contraire: annoncer des améliorations à un service déjà en place.

Le réseau a annoncé l’ajout d’un appareil d’échographie moderne à l’intérieur des murs de l’établissement, l’ancien étant devenu désuet avec les années.

Communément appelé Fast-écho, le nouveau venu permet d’effectuer plus rapidement – et avec plus de clarté – une prise de diagnostics.

«Il permet de préciser la sévérité de la condition (du patient) ainsi que de mieux l’aiguiller lorsqu’il se présente à l’urgence», a indiqué Nicole Labrie, gestionnaire des soins de santé à l’hôpital de Saint-Quentin, pour qui il s’agit d’une acquisition plus que bienvenue.

Pour le PDG de Vitalité, Gilles Lanteigne, cet ajout «va dans la direction du conseil d’administration d’améliorer et d’organiser la proximité des services. Les petits hôpitaux communautaires ont un rôle important à jouer pour desservir les populations adéquatement.»

Si les responsables de Vitalité étaient sur place pour le dévoilement de l’appareil d’échographie, ce n’est pourtant pas le réseau qui a payé la facture. C’est plutôt la Fondation Dr Romaric Boulay qui a défrayé les 33 295$ nécessaires pour son achat. Cette fondation entièrement locale a comme objectif d’amasser des fonds destinés à être spécifiquement réinvestis à l’intérieur de cet hôpital.

Le fait que le Réseau Vitalité n’ait pas participé au financement de l’appareil irrite d’ailleurs particulièrement Joanne Fortin, présidente du Comité permanent des soins de santé de Saint-Quentin.

«Son remplacement était dû depuis très longtemps, mais l’argent pour l’achat aurait dû provenir des budgets d’exploitations de Vitalité et non des poches et de la générosité des gens du Restigouche-Ouest. C’est la responsabilité du réseau de payer pour remplacer les équipements désuets, pas celle des citoyens», rage-t-elle.

Pour sa part, M. Lanteigne soutient que le Réseau Vitalité investira tout de même par la bande dans cette aventure, soit en payant le personnel pour faire fonctionner l’appareil en plus de lui fournir la formation adéquate pour s’assurer de sa bonne utilisation.

«Il ne faut pas uniquement voir le coût de l’appareil, mais tout ce qui est connexe», note ce dernier.

D’ailleurs selon lui, il est faux de parler d’effritement des services en santé au Restigouche-Ouest.

«Le réseau s’affaire au contraire à construire une meilleure offre de service pour les communautés en régions rurales, que ce soit ici (Restigouche-Ouest), dans Kent ou dans la Péninsule acadienne. Notre engagement est le même», dit-il.