Violence familiale: coup de pouce aux maisons de transition

La province revoit à la hausse le financement des 13 refuges pour les personnes victimes de violence.

Le gouvernement a annoncé lundi qu’il bonifiera de 11% le budget destiné aux maisons de transitions réparties à travers le Nouveau-Brunswick. Le financement public passera de 2,97 millions $ à 3,3 millions $.

La nouvelle est saluée par Angèle Losier, directrice du Centre de prévention de la violence dans Kent.

«Ça fait plus de dix ans que les maisons de transition n’ont pas vu leur financement augmenter, notre condition est très précaire», souligne-t-elle.

Actuellement, environ 70% du financement de l’organisme provient des subventions provinciales. L’équipe doit donc compter sur des collectes régulières de fonds pour payer les opérations quotidiennes du centre.

«Année après année, la maison de transition enregistre un déficit et c’est grâce au soutien de la communauté que nous pouvons maintenir nos services.»

Angèle Losier note que ces fonds additionnels restent insuffisants pour financer l’intégralité des services offerts par le centre, qu’il s’agisse de la ligne d’écoute pour les victimes, de l’hébergement temporaire ou des services d’accompagnement pour les femmes et les enfants.

«Il va nous rester un manque à gagner de 10 000$», déplore-t-elle.

À l’Accueil Sainte-Famille de Tracadie, on compte profiter de ce financement accru pour augmenter les salaires des employés.

«Ça va aussi nous aider à maintenir les services aux victimes qu’on aurait dû réévaluer sans augmentation», explique la directrice Nadia Losier.

L’année dernière, l’organisme a été particulièrement occupé, plus de 150 femmes ont bénéficié des services de soutien. Difficile d’en conclure que les victimes sont plus nombreuses que par le passé, estime Nadia Losier.

«Je ne dirais pas nécessairement qu’il y a plus de violence, mais que les services sont mieux connus.»