Bathurst: comparution de neuf personnes liées aux Hells Angels

Six des neuf personnes arrêtées au Nouveau-Brunswick à la suite d’une enquête sur le trafic de stupéfiants dans le nord de la province ont pu recouvrer leur liberté en attendant leur prochaine comparution en cour, le 28 mai.

C’est sous forte présence policière que les neuf accusés ont comparu, mercredi, au palais de justice de Bathurst.

La majorité des accusés proviennent d’Allardville et de la Péninsule acadienne. Ces derniers font face à plusieurs accusations, dont possession de stupéfiants (cocaïne) en vue d’en faire le trafic.

Les accusés John Watson (55 ans, d’Allardville), Éric Doucet (40 ans ,d’Allardville), Jason Poirier (40 ans, d’Inkerman ), Daniel Duguay (58 ans, de Saint-Irénée-et-Alderwood), Julie Michaud (35 ans, d’Allardville) et Gabriel Friolet (65 ans, d’Allardville) ont été libérés sous conditions en attendant leur prochaine comparution, en cour, le 28 mai.

L’agent pour la poursuite, François Doucet, s’est opposé à la libération conditionnelle d’Éric Degrâce (43 ans, d’Évangéline), de Marcel Friolet (58 ans, d’Allardville ) et de Danny Smith (45 ans, d’Allardville).

Ils resteront donc en garde à vue et ils devront comparaître en cour le 30 mai, à 13h30.

La drogue des Hells Angels du Québec

Le 24 avril, la GRC a procédé à l’arrestation de cinq hommes à différents endroits de la province. Les hommes arrêtés ne sont pas des membres des Hells Angels, mais la police croit qu’ils ont des liens avec des bandes de motards criminels du Nouveau-Brunswick et du Québec.

C’est en novembre 2016 que la police a commencé à enquêter sur le trafic de cocaïne dans la Péninsule acadienne et dans les comtés de Restigouche, Madawaska et Victoria.

Au cours de l’enquête, la police a saisi environ 900 000$ en argent et quelque 5,5 kilogrammes de cocaïne. Les enquêteurs ont déterminé que la drogue provenait des Hells Angels du Québec.

L’enquête de la GRC, à laquelle la force policière d’Edmundston a collaboré, s’est déroulée en même temps que celle de la Sûreté du Québec, mais il s’agissait de deux enquêtes distinctes.

Les deux services de police ont tout de même collaboré en échangeant des renseignements.